Plusieurs citoyens se sont rendus au parc Saint-Colomban de la rue Plessis afin d’en connaître plus sur le projet du pont cyclable.

Un cycliste demande la mobilisation des Sherbrookois

Olivier Ross, citoyen bien impliqué dans le projet de transformation du pont ferroviaire à la hauteur de la rue du Fédéral en pont cyclable, demande l’appui des cyclistes de l’Estrie. Celui-ci a donc organisé une visite des lieux afin de partager son rêve à un plus grand nombre de citoyens possible.

« Pour l’instant, on a commencé à créer des mobilisations, explique-t-il. On est allés à la rencontre des citoyens pour savoir comment ils imaginaient ce projet. On a eu quelques embûches, un moratoire a été décrété par le ministère des Transports du Québec, mais on pense qu’il sera levé, puisque du financement a été accordé par le Fonds d’appui au rayonnement des régions à Weedon pour qu’ils enlèvent les tracks. La prochaine étape, ce sera de faire signer une pétition ou des lettres d’appui concrètes pour qu’on puisse aller présenter ça à la Ville éventuellement. »

« Les élus pensent que c’est un beau projet, mais ne peuvent vraiment s’avancer à cause du moratoire, enchaîne-t-il. Il y a une belle ouverture, mais on ne peut pas dire qu’il y a un appui formel de la part des élus municipaux. Cependant, aux niveaux provincial et fédéral, des ressources nous ont été allouées pour nous aider à avancer dans le projet. »

Comme le pont existe, il serait peu coûteux de l’aménager, selon M. Ross. Des gens l’utilisent déjà et ce n’est pas très sécuritaire. Avoir une voie réservée va aider le transport actif. Du point de vue environnemental, pour la Ville qui a signé la déclaration d’urgence climatique, je pense qu’il n’y a pas de raison de ne pas aller de l’avant », affirme-t-il, ajoutant que ce projet pourrait aider les citoyens en matière de santé physique et mentale.

Sécurité

Il n’est pas toujours facile de se promener en vélo à Sherbrooke. Réjean Daoust, un cycliste de Sherbrooke, affirme qu’il est difficile pour lui de passer du quartier Ascot au centre-ville. « Je dois croiser la rue Galt, je croise des rues où il y a plein de nids de poules, alors je me fais brasser. Une piste serait vraiment pratique. Pour traverser la rivière Saint-François, je dois aller jusqu’à la rue King. Je peux passer par la rue Galt, mais je n’aime pas circuler dans la rue, j’ai un peu peur », avoue le vétéran du vélo.

« Quand je me promène dans les rues, je sais que je dérange un peu, poursuit-il. Les conducteurs sont très polis, ils font le détour et nous laisse de la place en masse. Sherbrooke est déjà très cyclable. Si j’avais un petit moteur électrique, j’irais plus loin! On peut suer beaucoup en vélo au mois de juillet. »

« J’aime bien le concept de récupération des atouts qu’on a déjà dans la ville, dit pour sa part Yanick Bernier. La vue va être incroyable si ça se fait. Ce n’est pas juste pour les cyclistes, ça rend la ville accessible à pied. Il y a beaucoup de potentiel. On se sentirait plus en sécurité », décrit-il.

« Ce n’est pas très sécuritaire de se promener dans la Ville, pense M. Bernier. On se souvient de la tragédie qu’il y avait eu aux coins des rues King et Saint-François. On voit sur Internet la mentalité des automobilistes, certaines personnes n’ont même pas de respect pour la vie des cyclistes. De mon expérience, je n’ai pas vraiment eu de problèmes, mais j’essaie de les éviter. »

Benjamin Corpataux-Blache, lui, voit des solutions à des problèmes. « Sherbrooke a plusieurs lacunes au niveau des grandes artères. Pas de piste cyclable sur Portland et sur King, une petite sur le pont. Ce projet était déjà dans les plans de la Ville », résume-t-il.