Habitant Orford, les photographes Davina Palik et Daniel Kudish ont démarré une entreprise baptisée The Image Salon, qui emploie 150 personnes à Montréal. Les deux artistes ont acquis une renommée internationale avec les années et ont d’ailleurs déjà reçu de nombreux prix.

Un couple d’Orford à la conquête du monde

La large majorité des photographes professionnels au Québec œuvrent en solo ou appartiennent à de petits studios de photo. Habitant Orford, les réputés photographes Daniel Kudish et Davina Palik se trouvent donc dans une classe à part puisqu’ils sont à la tête d’une entreprise qui compte pas moins de 150 employés, The Image Salon.

L’entreprise du couple est basée à Montréal depuis sa fondation en 2014. Elle compte plus de 2000 clients, installés partout à travers le monde, à qui elle offre des services de retouche de photographies.

« On n’a pas commencé d’un coup dans le domaine des affaires. Notre développement a été très organique et s’est fait graduellement en fonction des occasions qui se présentaient », note d’emblée Daniel Kudish.

Au départ, les deux membres du couple se contentaient de travailler en tant que photographes de mariage. Ils ont néanmoins eu beaucoup de succès dès le début de leur association et, au fil des ans, ils ont photographié des mariés dans au-delà de 30 pays.

« La première année, on a fait 55 mariages. Puis, la seconde, on est monté à 83. On a décidé de diminuer le rythme par la suite, tout en augmentant nos prix et en essayant d’offrir un travail plus artistique encore », se remémore Daniel.

Tranquillement, les deux artistes ont développé une signature plutôt unique en ajoutant une touche de « drame » à leurs œuvres au moment de la postproduction. Leur renommée a commencé à croître sur la scène internationale et de nouvelles opportunités se sont par la suite présentées à eux.

Grandir

Si Davina Palik est devenue une véritable spécialiste de la photographie de mariage, elle a d’abord fait des études en journalisme. Elle s’est cependant aperçue, après un certain temps, que le journalisme ne lui permettrait pas de se réaliser pleinement et a conséquemment modifié sa trajectoire professionnelle.

« Je trouvais que c’était trop limité, le journalisme. J’aimais beaucoup raconter des histoires, mais surtout avec du visuel », lance-t-elle, en précisant que son intérêt pour les mariages s’est développé avec le temps.

Visiblement, Davina est à l’aise dans son rôle de femme d’affaires. « Je fais de la photo plus pour le plaisir aujourd’hui. Ce que j’aime présentement, c’est de faire grandir la compagnie et de donner un travail intéressant aux gens qu’on emploie », affirme-t-elle.

La croissance de l’entreprise familiale s’est effectuée à vitesse grand V au cours des derniers mois. Le nombre d’employés est ainsi passé de 70 à 150 après que le couple eut décroché un contrat majeur avec un géant du numérique œuvrant dans la sphère du tourisme.

« Le bouche-à-oreille continue et ça nous aide à obtenir de nouveaux contrats, souligne Daniel Kudish. Le potentiel est énorme dans notre secteur d’activités. »

Au Québec

Au même titre que nombre d’entreprises en Occident, The Image Salon aurait pu décider de recourir à la main-d’œuvre des pays en développement pour diminuer ses coûts de production et augmenter les bénéfices de ses actionnaires. Mais ses dirigeants ont fait le pari de la qualité en faisant croître le nombre d’employés au siège social à Montréal.

« L’objectif, ce n’est pas de faire le plus d’argent possible. On n’obtiendrait pas un travail aussi bon si on envoyait des choses en Inde, par exemple. Notre contrôle qualité est important. Et on cherche toujours à s’améliorer », déclare Davina.

Or, Montréal recèle de nombreux talents artistiques, ce qui facilite grandement le travail du couple lorsqu’il a besoin de recruter. « On est vraiment chanceux d’avoir accès à tout le talent qu’il y a dans cette ville. »