Laurent Ribérolle et Corinne Beausoleil sont montés à bord du MSC Magnifica le 6 janvier, à Marseille, pour une croisière autour du monde qui doit normalement les ramener le 1er mai, après un périple de 117 jours.
Laurent Ribérolle et Corinne Beausoleil sont montés à bord du MSC Magnifica le 6 janvier, à Marseille, pour une croisière autour du monde qui doit normalement les ramener le 1er mai, après un périple de 117 jours.

Un couple de Sherbrookois voit sa croisière autour du monde prendre fin abruptement

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Un couple de Sherbrookois, dont la femme est aux prises avec un handicap, vit des heures difficiles à bord d’un bateau de croisière naviguant au large de l’Australie. Même si aucun cas de la COVID-19 n’a été détecté à bord du MSC Magnifica, le couple affirme que « la précipitation et la désorganisation totale » s’est emparé de l’équipage face à la menace que représente la pandémie de coronavirus.

Laurent Ribérolle et Corinne Beausoleil sont montés à bord du MSC Magnifica le 6 janvier, à Marseille, pour une croisière autour du monde qui doit normalement les ramener le 1er mai, après un périple de 117 jours. 

Le MSC Magnifica est un navire de 12 étages mesurant 964 mètres et peut accueillir jusqu’à 3000 passagers.

Si tout allait bien depuis leur départ, les choses ont toutefois commencé à se gâter, il y a quelques jours, lorsque le capitaine annoncé l’annulation d’une première escale à Hobart, en Tasmanie, ainsi qu’à celles de l’Île des Pins et de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Aucune raison spécifique n’a été donnée aux passagers, selon M. Ribérolle.

« Lorsque nous sommes arrivés à Sydney, la compagnie MSC a décidé de stopper la croisière et a commencé à organiser le rapatriement des passagers. Sont descendus du navire seuls ceux qui ont décidé de repartir chez eux en avion », indique par courriel M. Ribérolle. 

« Précipitation et désorganisation totale »

Lors d’une autre escale, à Melbourne, la compagnie aurait insisté et obligé d’autres passagers à quitter le navire et à rentrer chez eux en avion, indique M. Ribérolle.

Vendredi matin, alors que le bateau se trouvait « en quarantaine préventive » depuis son départ de Nouvelle-Zélande, tous les passagers ont été informés qu’ils devront quitter le navire une fois arrivés à Dubai, aux Émirats arabes unis.

Depuis leur dernière escale, les passagers vivent dans « la précipitation et la désorganisation totale », souligne M. Ribérolle. « MSC organise les départs et s’assure de trouver des vols par tous les moyens, même si certains couples ne sont pas assurés de voyager ensemble, écrit-il. Pas question d’emmener tous les bagages qui seront livrés chez les passagers dans un, deux ou peut-être même six mois... »

Or, partir de Dubai en avion jusqu’à Toronto représente une envolée de près de 20 heures, selon M. Ribérolle. « Nous sommes partis en classe Club avec Air Transat pour des questions de confort pour Corinne qui ne peut pas bouger seule et pour qui un voyage en classe économique est un supplice », explique M. Ribérolle, qui dit avoir tenté de joindre le service à la clientèle d’Air Transat, mais en vain.

« Je vais tout faire pour que ma conjointe puisse rentrer chez nous sans contraintes. Hormis ses problèmes de santé qui l’obligent à voyager en position demi-allongée sur des grandes distances, une contamination au COVID-19 pourrait être catastrophique voire fatale compte tenu de sa déficience respiratoire », précise le Sherbrookois. 

Avis de MSC Cruises

Sur son site Internet, MSC Cruises indique qu’en raison des circonstances entourant la propagation de la COVID-19, elle doit mettre un terme à toutes ses croisières jusqu’au 29 avril. 

Les clients dont la croisière a été annulée auront le choix de recevoir un crédit de 125 % sur leur prochaine réservation ou encore d’obtenir un remboursement complet de leur réservation actuelle.