Denise Poitras
Denise Poitras

Un couple de livreurs de drogue se retrouve en prison

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Un couple de livreurs de drogue d’Asbestos se retrouve derrière les barreaux.

Après son conjoint Patrick Théorêt le 10 février, Denise Poitras a écopé d’une peine de neuf mois de prison fermes au palais de justice de Sherbrooke.

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La femme de 50 ans, qui avait plaidé coupable au trafic de cocaïne et de méthamphétamine, a été condamnée, mercredi, par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Théorêt et Poitras avaient été arrêtés dans le cadre de l’opération Ponce, menée par la Sûreté du Québec, pour avoir fait le trafic de stupéfiants entre juillet 2018 et avril 2019 à Asbestos, Danville et Wotton.

Le couple se servait de leur véhicule pour livrer les stupéfiants à domicile. Certaines transactions ont été effectuées avec des agents doubles.

Le véhicule du couple, qui a été saisi lors de la perquisition, a été confisqué par le tribunal comme bien infractionnel.

Théorêt avait été condamné de son côté à 15 mois de prison fermes.

Denise Poitras, qui ne possédait pas d’antécédent judiciaire, était une consommatrice de stupéfiants qui est devenue une vendeuse.

« Je me suis sentie obligée de recommencer à vendre après avoir reçu des menaces », a signalé l’accusée avant d’être condamnée à une peine de prison.

René Grondin

Situation difficile

Le juge Chapdelaine a entériné la suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté et de l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert.

« La situation de madame est précaire. Elle est encore fragile dans la présente situation relativement à sa situation médicale. Elle a plaidé coupable à la première occasion », explique Me Émilie Baril-Côté.

« Sa situation financière n’est pas rose. Elle prenait des stupéfiants et en est venue à la vente. Elle regrette amèrement les gestes », a ajouté Me Mélissa Gilbert.

Une probation de deux ans a été imposée à Denise Poitras où elle ne pourra communiquer avec la série d’accusés arrêtés dans le cadre de l’opération Ponce. Elle ne pourra se trouver à divers établissements situés à East Angus et Danville.

« On ne peut ignorer les substances trafiquées et la durée du trafic dans l’imposition de votre peine. Vous connaissez l’effet nocif de ces substances », a indiqué le juge Chapdelaine.

Une autre personne arrêtée dans le cadre de l’opération Ponce, René Grondin, s’est engagée à plaider coupable aux accusations portées contre lui le 26 mai. Sa peine devrait par la suite être imposée en septembre.

Ce dernier avait été arrêté en possession d’une quantité importante de comprimés de méthamphétamine et de cocaïne.

Un grand coup

L’Escouade régionale mixte Estrie (ERM-Estrie) avait frappé un réseau actif en matière de trafic de cocaïne et de méthamphétamine dans le cadre de l’opération policière Ponce qui s’était déroulée dans cinq MRC situées à l’est de Sherbrooke jusqu’à la Beauce le 4 avril 2019.

Les perquisitions du projet Ponce ont permis de saisir 800 grammes de cocaïne, 5000 comprimés de méthamphétamine, 6000 $ en argent canadien, 800 $ en argent américain, 50 armes à feu, 12 véhicules comme biens infractionnels ainsi que le matériel servant au trafic de stupéfiants.

Dix-neuf personnes ont été arrêtées lors de cette frappe policière d’envergure.

Plus de 220 policiers ont participé à cette opération pour démanteler une organisation criminelle reliée directement aux Hells Angels.

Les policiers ont frappé à une vingtaine de lieux situés principalement dans le Haut-Saint-François, mais aussi dans les MRC des Sources, du Granit, des Appalaches et d’Arthabaska.