Le citoyen Jimmy Duval Craux a posé sa propre pancarte sur la rue Marini, invitant les automobilistes à ralentir. Sur la photo, on peut apercevoir Jimmy Duval Craux et son fils Éliot ainsi que son ami David Gendreau.

Un citoyen pose sa propre affiche pour réduire la vitesse

En septembre 2018, le citoyen du secteur Rock Forest, Jimmy Duval Caux, avait entrepris plusieurs démarches afin de réduire la limite de vitesse de 50 à 30 km/h dans le quartier Mi-Vallon. Un an plus tard, il redouble d’efforts pour se faire entendre en posant sa propre pancarte sur sa pelouse, invitant les automobiles à ralentir.

Sur la rue Marini se trouve cette affiche où l’on peut y lire « Ralentissez pour notre sécurité. Dans un quartier résidentiel, rouler 40 km/h maximum. C’est plus sécuritaire pour tous. La réglementation de la ville de 50 km/h maximum est beaucoup trop vite pour un quartier résidentiel. »

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Il a par ailleurs publié une photo de son affiche sur Facebook, invitant les internautes à partager, en plus d’avoir fait circuler une pétition qui compte 50 signataires. 

Est-ce qu’il est permis d’avoir une telle affiche sur son terrain ? « Probablement pas. Je suis en contact avec Annie Godbout, et elle m’avait averti que j’allais probablement me faire enlever mon affiche, mais je suis rendu à ce point », déplore Jimmy Duval Caux. 

Il précise toutefois que l’affiche est visible seulement lorsque ses enfants jouent à l’extérieur.

La Tribune annonçait au mois de septembre 2018 les premières démarches du citoyen. Néanmoins, aucun changement n’a été fait. 

« Au mois de juillet, il y a une petite fille qui a été happée par un véhicule. Le maire de la Ville de Sherbrooke, Steve Lussier, était venu me rendre visite à ce moment pour constater le problème. Il a remarqué que les gens roulaient vite. Je ne suis pas en désaccord avec le boulevard René-Lévesque, mais depuis qu’il est ouvert, il y a une moyenne entre 250 et 300 voitures à l’heure. Lorsque je suis allé au conseil municipal au mois d’octobre, j’avais proposé un projet-pilote voulant réduire la limite de vitesse à 40 km/h. Les élus semblaient d’accord, mais c’était il y a un an et il n’y a aucun changement depuis », affirme celui qui s’inquiète pour la sécurité de ses enfants.

Sur la publication Facebook de M. Duval Caux, Danielle Berthold, conseillère municipale et présidente du comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke, a répondu que le sujet allait être étudié au comité de sécurité publique le 10 septembre. 

« Il y a des choses qui sont proposées et l’on va les proposer au comité de sécurité publique. Son dossier va être analysé, il y a déjà des correctifs qui ont été envisagés », précise Danielle Berthold en entrevue avec La Tribune. 

De son côté, la conseillère municipale Annie Godbout de l’arrondissement de Brompton–Rock Forest–Saint-Élie–Deauville soutient que ce genre de changement est ardu. 

« Comme plusieurs dossiers dans le secteur Mi-Vallon, il y a plusieurs plaintes de vitesse dans les rues résidentielles. Les citoyens de la rue Marini se mobilisent depuis plusieurs années. J’ai rencontré la direction générale avec la directrice des infrastructures urbaines, j’ai fait des recommandations et j’ai recommandé de mettre un arrêt, mais c’est très compliqué. Les procédures à la Ville pour améliorer la sécurité sont un processus qui est lourd et inefficace », déplore-t-elle.