Centre de chimiothérapie de l'Hôpital Fleurimont.

Un Centre intégré de cancérologie à 100 M$ à l’Hôpital Fleurimont

Un Centre intégré en cancérologie naîtra sur le site de l’Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Ce nouveau bâtiment, estimé pour le moment à 100 millions $, regroupera sous un même toit tous les services en cancérologie offerts actuellement à Sherbrooke. Il s’agit d’un projet d’une grande envergure, qui se veut la continuité du Centre mère-enfant et de la nouvelle salle d’urgence de l’Hôpital Fleurimont, dont la construction commencera plus tard cet automne après la fin des travaux préparatoires.

Alors qu’il en coûtera près de 1,8 milliard $ pour rénover l’ensemble de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal, la direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS a décidé de présenter ses projets différemment, étape par étape. Ainsi donc, après le projet de 200 M$ du Centre mère-enfant et de la nouvelle urgence, elle a choisi de s’attaquer à la création du Centre intégré de cancérologie, un modèle basé sur d’autres centres du même type qui ont ouvert leurs portes récemment ailleurs au Québec.

Le Centre intégré en cancérologie permettra une mise à niveau des équipements de haute technologie et un meilleur arrimage clinique avec la recherche et l’enseignement.

Pour le patient, quels seront les avantages?

« Actuellement, chaque patient a une trajectoire de soins différente et personnalisée selon le site de sa tumeur. Mais nos services sont dispersés à l’intérieur de l’Hôpital Fleurimont. Par exemple, un patient peut se rendre au centre de chimiothérapie, ensuite descendre d’un étage pour aller rencontrer son infirmière-pivot, avant de finalement aller au sous-sol pour sa radiothérapie. Pour les patients atteints de cancer qui éprouvent souvent beaucoup de fatigue, le simple fait de devoir se déplacer autant dans la même journée peut devenir très contraignant », souligne Manon Larivière, directrice adjointe des soins infirmiers — volet cancérologie.

50 diagnostics par semaine

En Estrie en ce moment, 50 personnes reçoivent un nouveau diagnostic de cancer chaque semaine. Sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, le cancer représente la première cause de décès. Au Québec, les cas de cancers devraient progresser de 35 % d’ici 14 ans.

« Le projet comprend aussi une évaluation de tout notre parc d’équipements de haute technologie. Pour le moment, nous avons tout l’équipement nécessaire. Toutefois, en nous projetant dans le futur face à la hausse prévue de la clientèle, nous voulons continuer de pouvoir répondre aux besoins de la clientèle », soutient Manon Larivière.

Le futur bâtiment sera construit en fonction des besoins des patients, selon les approches de « l’environnement guérissant », à l’image du Centre mère-enfant.

« On peut penser à la luminosité, à la possibilité de voir à l’extérieur, à des espaces pour les familles, à l’intimité, ainsi qu’à une approche adaptée pour les personnes âgées », ajoute la directrice adjointe des soins infirmiers.

Avec l’espace ainsi libéré dans l’actuel hôpital universitaire, on en profiterait pour rénover un hôpital qui se fait vieillissant. « L’espace libéré nous permettrait notamment d’avoir des chambres à un ou à deux, contrairement aux chambres à quatre que nous avons encore présentement », soutient Patricia Gauthier, présidente-directrice générale du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Quand le bâtiment sera-t-il prêt? « Difficile à dire pour le moment, car nous sommes aux étapes préliminaires. Il y a beaucoup d’arrimages avec plusieurs partenaires internes et externes à faire avant la première pelletée de terre », soutient Manon Larivière. Elle soutient toutefois que plusieurs étapes ont déjà été franchies avec le Ministère, ce qui donne bon espoir d’en arriver à une réalisation concrète du projet.

Services maintenus ailleurs dans la région

Malgré l’arrivée de ce nouveau centre intégré, les services offerts dans les autres villes du territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, notamment dans les hôpitaux de Granby et de Brome-Missisquoi-Perkins, demeureront en place, promet la direction du CIUSSS.

« Le Centre intégré en cancérologie deviendra plutôt une sorte de ‘‘maison mère’’ à partir d’où nous pourrons faire rayonner l’expertise de nos équipes surspécialisées ailleurs en région et au Québec également », soutient Manon Larivière.

Les travaux du bâtiment du Centre mère-enfant et de la nouvelle salle d’urgence de l’Hôpital Fleurimont commenceront plus tard cet automne, une fois les travaux préparatoires complétés.