Le coordonnateur au service au développement des réseaux locaux de services et du partenariat, Charles Lamontagne et le chef de service aux soins spirituels et à l’expérience usagers, Jean-Guillaume Marquis, rappellent que les employés et les bénévoles du CIUSSS de l’Estrie-CHUS doivent se garder une réserve quant à leurs opinions, leurs valeurs et leurs croyances.
Le coordonnateur au service au développement des réseaux locaux de services et du partenariat, Charles Lamontagne et le chef de service aux soins spirituels et à l’expérience usagers, Jean-Guillaume Marquis, rappellent que les employés et les bénévoles du CIUSSS de l’Estrie-CHUS doivent se garder une réserve quant à leurs opinions, leurs valeurs et leurs croyances.

Un bénévole doit garder une réserve, indique le CIUSSS

« Un bénévole doit être neutre », rappelle le coordonnateur au Service au développement des réseaux locaux de services et du partenariat pour le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Charles Lamontagne.

« On retire notre chapeau d’individu citoyen avec nos valeurs et nos croyances, enchaîne-t-il. On enfile notre chapeau de bénévole qui se rend au service des usagers de l’établissement. »

Le processus de sélection des bénévoles est similaire à celui de nos employés. « Ils sont considérés comme des ressources humaines, mais non rémunérées. Par la suite, une fois que le premier filtrage est fait, il y a un processus d’entrevue pour déterminer quels sont les aptitudes, les compétences et les intérêts des gens. On remet aussi nos documents de régie interne, que ce soit les documents relatifs à l’éthique et aux procédures internes », explique M. Lamontagne.

« Pour ce qui est des croyances personnelles, on prend le temps d’expliquer aux gens qu’il est important d’avoir une distance, poursuit-il. Tout comme pour nos employés, on respecte le point de vue des gens, mais on leur demande d’avoir une réserve. On ne va pas s’immiscer sur ce que les gens écrivent sur leurs réseaux sociaux personnels, mais on s’assure que ce soit perméable avec leurs fonctions lorsqu’ils sont à l’intérieur de nos murs. »

Lorsqu’une situation particulière est rapportée, c’est le rôle du supérieur immédiat de rencontrer le bénévole, de faire un encadrement et d’indiquer une note au dossier. « Comme pour un employé, il y a une gradation des interventions advenant que la situation se reproduise. Il y a donc différentes mesures qui peuvent être mises en place, jusqu’au retrait du statut de bénévole », note le coordonnateur.

Au cours de la dernière année, cinq plaintes ont été retenues contre des bénévoles du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Aucune suspension n’a été imposée et les bénévoles visés ont tous continué leurs activités. La nature des plaintes ne peut être dévoilée.

« Partir en paix »

Jean-Guillaume Marquis, chef de service aux soins spirituels et à l’expérience usagers, affirme que le personnel a la même ligne à suivre. « À la base, on se centre sur les besoins de l’usager, indique-t-il. Il y a beaucoup de personnes âgées qui ont des besoins religieux. Ils ont été élevés dans la foi catholique et ils s’attendent à avoir des services catholiques. Ce qu’on ne veut pas, c’est d’amener la religion dans la chambre de quelqu’un qui n’a pas envie d’en parler. On ne se trompe pas quand on se base sur la préférence des usagers, quand on s’adapte à eux. »

M. Marquis rappelle que l’aide médicale à mourir est un droit. « On doit être en mesure de répondre à ce besoin. Beaucoup de gens croyants demandent l’aide médicale à mourir. On veut être capable de les accompagner, c’est de voir le besoin de l’individu d’abord et avant tout. Il n’y a pas juste le geste technique, il y a tout l’accompagnement de l’usager et de sa famille. Ça aide des gens à partir en paix », résume-t-il.