Les employés de l'usine Kruger de l'arrondissement Brompton se sont réunis autour d'un BBQ dans le but de se retrouver et d'échanger sur leur situation particulièrement difficile.
Les employés de l'usine Kruger de l'arrondissement Brompton se sont réunis autour d'un BBQ dans le but de se retrouver et d'échanger sur leur situation particulièrement difficile.

Un BBQ de solidarité pour les employés de l'usine Kruger

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
En réaction à la fermeture indéterminée de l’usine Kruger de l’arrondissement de Brompton depuis le mois d’avril, près d’une cinquantaine d’employés se sont réunis au parc Nault afin de fraterniser et d’échanger sur la situation qu’ils vivent. Ils étaient nombreux à espérer des réponses à leurs questions dans les prochains jours.

« S’il y a lieu, quelles usines vont fermer et combien de personnes vont perdre leur emploi? Ça serait l’fun de le savoir le plus rapidement possible, car techniquement, on est 250 employés à être licenciés le 3 octobre prochain », affirme Sébastien Carrier-Provencher, employé et président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des pâtes et du papier de Brompton-CSN.

Sébastien Carrier-Provencher, employé et président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des pâtes et du papier de Brompton-CSN.

Pour des raisons économiques amplifiées par le contexte pandémique actuel, l’usine a fermé ses portes le 3 avril. À ce jour, aucune information quant à son plan de relance n’a encore été partagée aux employés.

« On a entendu parler de trois scénarios possibles sur la table, mais honnêtement, on n’a aucune idée de ce qu’il va se passer pour nous », ajoute-t-il.

Une rencontre avec la députée de Saint-François, Geneviève Hébert, est prévue le lundi 24 août au bureau de la CSN de Sherbrooke afin que celle-ci intervienne dans le dossier. Pour l’occasion, la pétition citoyenne à laquelle les employés ont récolté près de 3 000 signatures en guise de soutien lui sera remise.

« Nous souhaitons que le gouvernement nous aide dans la relance et qu’il soit à l’écoute des inquiétudes exprimées par les travailleuses et les travailleurs. Il faut assurer leur avenir et celui de leur famille », exprime Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie-CSN.