L’école du Phare en est à sa troisième tentative, cette fois avec un projet évalué à 3,5 M$ qui consiste à transformer le terrain de soccer-football en terrain synthétique en le bonifiant d’un stade et d’une piste de course.

Un appui pour un terrain synthétique à du Phare

La Ville de Sherbrooke appuie l’école du Phare dans sa demande de subvention pour la construction d’un terrain synthétique. Elle appuie du même coup des demandes semblables pour la rénovation de la piscine du Cégep de Sherbrooke et du stade extérieur de l’Université de Sherbrooke.

L’assistance financière espérée s’inscrit dans la Programme de soutien aux installations sportives et récréatives du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. La date limite du dépôt est le 23 février.

L’école du Phare en est à sa troisième tentative, cette fois avec un projet évalué à 3,5 M$ qui consiste à transformer le terrain de soccer-football en terrain synthétique en le bonifiant d’un stade et d’une piste de course. Les prévisions budgétaires sont basées sur le projet réalisé à l’école du Triolet en 2017.

Dans la résolution qui sera déposée mardi soir au conseil des commissaires de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, on indique que le terrain en question est « dans un état qui nécessite un entretien annuel excessivement coûteux depuis plusieurs années dû à la surutilisation de ces installations. […] À long terme, il est plus économique d’investir dans un terrain synthétique. »

L’engagement de la CSRS et celui de la Ville seraient de 25 % chacun. La Ville s’engage toutefois à hauteur de 450 000 $ plutôt que les 875 000 $ demandés. « Il appert que l’ajout d’un stade et d’une piste ne comporterait pas de plus-value pour les utilisateurs de la ville », lit-on dans le sommaire décisionnel.

La présidente du comité exécutif de la Ville de Sherbrooke, Nicole Bergeron, confirme que les élus ont tenu compte de la capacité de payer de la Ville.

Piste d’athlétisme et piscine intérieure


À l’Université de Sherbrooke, le projet consistant à refaire la piste d’athlétisme et à la réfection des fosses du saut en longueur, notamment, est évalué à 4,1 M$, avec une participation de la Ville de 1,025 M$ payée sur 20 ans.

Selon le sommaire décisionnel de la Ville de Sherbrooke, Sherbrooke ne peut plus accueillir de compétitions de niveau national et international en raison de l’état de la piste.

À noter que l’Université de Sherbrooke déposera un deuxième projet, celui-là pour le stade intérieur, où la surface de jeux est décollée sur près de 50 %. La piste d’athlétisme doit aussi être reconfigurée. Aucune participation de la Ville n’est attendue dans ce cas-là.

Enfin, la Ville appuie la demande d’aide financière pour la réfection de la piscine intérieure au Cégep de Sherbrooke, un projet de 4 M$. Encore une fois, aucune contribution de la Ville n’est sollicitée.

« N’y a-t-il pas un risque que nous nous cannibalisions à appuyer plusieurs projets? » a demandé la conseillère Annie Godbout.

« On procède toujours de cette façon. Donner notre appui à des institutions est de bonne guerre. On ne peut pas présumer de l’issue des résultats. C’est le gouvernement qui tranchera. Refuser d’appuyer des projets sans même que de l’argent de notre part soit demandé, ce serait de ne pas réaliser qu’il y a des demandes qui servent aussi nos citoyens. C’est une façon de faire à laquelle nous avons toujours souscrit », a répondu Nicole Bergeron.