Malgré les épreuves, Wadie Jaafar garde confiance en l'avenir. Il se dit d'ailleurs persuadé que son fils Mohamed vaincra la maladie.

Un appel à l'aide pour surmonter les épreuves

Un tout jeune enfant qui lutte pour sa vie, des parents à la santé précaire et une maison dont la construction tarde à se terminer. La famille Jaafar-Ben Farah traverse une période particulièrement difficile. Elle lance un appel à l'aide pour surmonter les épreuves auxquelles elle fait face.
Tout a commencé avec les problèmes de santé du père de la famille, Wadie Jaafar. Atteint de la maladie de Crohn, celui-ci a par surcroît été confronté à une vasculite ces dernières années. Ses ennuis de santé l'ont suffisamment affecté pour qu'il s'absente du travail pendant plusieurs mois en 2016 et en 2017.
En mars dernier, M. Jaafar devait retourner au boulot, mais son état s'est soudainement détérioré. Il venait d'apprendre, quelques semaines plus tôt, que son fils, Mohamed, souffrait d'une leucémie.
Évidemment sous le choc, la mère de Mohamed, Emna Ben Farah, a également cessé de travailler temporairement. Elle prie le ciel pour que son unique garçon puisse échapper aux griffes de la leucémie.
La famille s'accroche du mieux qu'elle peut. La mère fait régulièrement des séjours dans la région de Montréal en compagnie de son fils, qui est traité au Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine. Quant au père, il s'occupe de façon assidue des trois filles de la famille, Lilia, Yasmine et Nesrine.
« Mohamed a une leucémie lymphoblastique aigüe, révèle Wadie Jaafar. Il est souvent hospitalisé à Montréal et revient périodiquement à la maison pour quelques jours. Il faut donc constamment qu'on se déplace entre Magog et Montréal. On a fait 40 000 kilomètres en voiture juste pour ces déplacements aller-retour à l'hôpital. Ça coûte des sous et ça nous complique la vie. »
Heureusement pour la famille, des gens compétents et dévoués s'occupent de Mohamed à Sainte-Justine. « On voit qu'ils mettent beaucoup de temps sur son cas », souligne M. Jaafar.
Âgé de 17 mois seulement, le garçon est présentement en rémission. Mais un gène rare présent dans son corps inquiète ses parents, car il ouvrirait toute grande la porte à l'apparition d'un nouveau cancer.
Différentes solutions sont envisagées pour permettre à Mohamed de s'en sortir de manière définitive. Parmi celles-ci, on retrouve la greffe de moelle osseuse. Une telle greffe pourrait se faire grâce à un don en provenance de sa soeur Yasmine, qui serait une donneuse compatible selon les tests effectués. Aucune décision définitive n'a encore été prise quant à cette éventualité.
Compléter la construction
Compte tenu des malheurs qui les accablent, les deux parents ont jusqu'ici été incapables d'obtenir le financement dont ils auraient besoin pour terminer la construction de la maison dans laquelle ils habitent avec leurs quatre enfants.
La construction de la maison est très avancée, mais une étape cruciale n'a pas été réalisée : la pose du revêtement extérieur. La Ville de Magog exige que ce travail soit exécuté dans un délai raisonnable et aurait officiellement rappelé son exigence à la famille. Qui plus est, le couple craint que sa résidence subisse des dommages si elle n'est pas protégée adéquatement.
« On nous a dit que, après deux ans sans un vrai revêtement, la maison risque d'avoir des dommages. En plus, on a peur que de la moisissure apparaisse, ce qui serait mauvais pour notre fils », explique Wadie Jaafar.
Pour dénicher l'argent qu'il lui faudrait pour terminer les travaux, la famille s'est tournée vers son institution financière, mais elle aurait essuyé un refus. Elle a aussi frappé à d'autres portes sans toutefois réussir à mettre la main sur le financement qu'elle recherche.
La vente de la maison pourrait être une possibilité pour la famille. En la vendant, elle se débarrasserait en effet de ses ennuis financiers. M. Jaafar et sa conjointe croient cependant que ce serait une erreur pour eux d'aller dans cette direction.
« Un évaluateur m'a dit qu'on perdrait tellement d'argent en procédant à la vente d'une maison pas finie, note Wadie Jaafar. En plus, on ferait quoi? On déménagerait dans un appartement? Avec quatre enfants, ce ne serait pas facile de trouver un logement assez grand. Et puis on a la chance d'avoir une maison saine pour Mohamed. Pourquoi on irait dans un lieu peut-être moins bien pour lui? »
Dans la foulée, le père mentionne qu'il préfère se concentrer sur le retour à la santé de son garçon plutôt que de planifier et concrétiser un déménagement, ce qui ne se fait pas en criant ciseau.
Une campagne de financement a été lancée pour aider la famille à se tirer d'impasse. Pour participer à cette campagne, il suffit de se rendre à l'adresse internet suivante : www.onedollargift.com/ca-fr/page.aspx?id=20856.