Le candidat à la profession d’ingénieur mécanique, François Chagnon, le directeur général de l’Association de la sclérose en plaques de l’Estrie, René McKay, le stagiaire en kinésiologie, Samuel Goudreau et le directeur de parcours à la Grande course et étudiant à la maîtrise en kinésiologie, Samuel Robidoux, ont présenté le prototype Zénith.

Un appareil d’entraînement pour aider les gens atteints de sclérose en plaques

Un appareil d’entraînement tout sherbrookois, Zénith, pourrait aider les gens atteints de sclérose en plaques à retrouver de la force dans leurs jambes. Le prototype permet de faire marcher les patients avec le pourcentage de poids idéal, sans risque de chute, grâce à des harnais et à une télécommande.

L’hypothèse qui demeure à être confirmée, c’est qu’en s’entraînant avec une partie de son poids corporel en moins et avec un système qui prévient les chutes, le temps de réhabilitation pourrait être plus court, explique Samuel Robidoux, directeur de parcours à la Grande course et étudiant à la maîtrise en kinésiologie.

« Le but du projet est de tester l’appareil Zénith, un prototype nouvellement créé, afin de voir comment ça aide les gens à retrouver leur mobilité comparativement à un entraînement traditionnel. Avec l’Association de la sclérose en plaques de l’Estrie, un protocole d’entraînement a déjà été établi pour ces personnes afin de les aider à retrouver leur mobilité. Cependant, lorsque la maladie devient plus sévère, les personnes atteintes ont un risque de chute plus important. Ils manquent de force musculaire dans leurs jambes et ont plus de difficulté à soutenir leur poids corporel. Il faut parfois les entraîner de manière moins spécifique sur des appareils de musculation pour qu’ils retrouvent assez de force pour marcher, ce qui peut être relativement long », explique M. Robidoux.

« Le principe est de partir au pourcentage de poids optimal pour la personne, afin qu’elle s’entraîne avec le poids parfait dans ses jambes, enchaîne-t-il. À la suite de ça, on pense qu’elle pourrait retourner à zéro et marcher avec son poids corporel. »

Zénith pourrait également servir à des gens qui souffrent d’autres maux comme « des personnes qui ont eu une problématique comme des AVC, du Parkinson, des accidents de la route, n’importe quelle problématique de marche », dit M. Robidoux, ajoutant que les résultats finaux de l’expérience seront connus dans les prochaines semaines.

Un rêve

Le directeur général de l’Association de la sclérose en plaques de l’Estrie, René McKay, a eu cette idée lors d’une nuit d’insomnie il y a deux ans et demi. Pour ce projet, trois facultés de l’Université de Sherbrooke ont uni leurs forces : la médecine, le génie et les sciences de l’activité physique. « On avait une problématique : la difficulté de bien manipuler les personnes lors des entraînements, surtout celles qui avaient un certain gabarit. J’ai adressé la demande à la faculté de génie pour un projet de fin d’études. Huit étudiants se sont penchés là-dessus et on s’est rencontrés chaque semaine durant deux ans », décrit M. McKay.

« On aide déjà des gens à s’améliorer et on a eu seulement des résultats positifs, poursuit-il. J’ai bien hâte de voir la conclusion du projet de maîtrise de Samuel Robidoux. »

Le concept de Zénith appartient à l’Association de sclérose en plaques de l’Estrie. « On va tenter d’améliorer encore l’appareil pour en arriver à une version commercialisable qui sera possiblement mise sur le marché d’ici un an ou deux. Le but, si on réussit, c’est de mettre l’association à l’abri des soubresauts financiers qu’on a chaque année, comme n’importe quel OSBL qui fait des services de première ligne en santé physique », admet René McKay.

Grande course

Par ailleurs, La Grande course, événement annuel permettant à l’Association de la sclérose en plaques de l’Estrie d’amasser des fonds, a pris le virage écoresponsable. « On va tenter de réduire au maximum notre empreinte écologique. Tous les repas seront servis dans de la vaisselle compostable, il y aura la patrouille verte qui va renseigner les gens. On va aussi calculer les tonnes de gaz à effet de serre dépensées et pour chaque tonne, on va planter un arbre », résume-t-il, ajoutant qu’aucune bouteille d’eau à usage unique ne sera disponible sur place. Des stations d’eau et des verres compostables seront privilégiés.

De plus, les coureurs sont invités à donner une paire de souliers de course en bon état qui sera remise à Partage Saint-François contre une bouteille d’eau réutilisable.

L’événement se déroulera le 7 juillet.