Alain Guilbert

Un ancien artisan de La Tribune décède subitement

Un ancien artisan de La Tribune qui a contribué à façonner le quotidien régional s’est éteint mardi.

Alain Guilbert est mort subitement alors qu’il pratiquait sa passion, la pêche, a annoncé sa fille Anne sur la page Facebook du réputé journaliste et communicateur.

Natif d’Acton Vale, M. Guilbert avait entrepris sa carrière à La Tribune en 1959. Il y a occupé diverses fonctions, dont celles de directeur de l’information, puis d’éditeur adjoint et rédacteur en chef.

La nouvelle de son décès a secoué le journaliste retraité Pierre Turgeon, qui a côtoyé M. Guilbert et qui se souvient de lui comme un homme qui a changé la manière de traiter la nouvelle régionale.

« C’était un homme qui représentait l’âme de l’information à Sherbrooke. Tout ce que j’ai pu réaliser à La Tribune, c’est en grande partie grâce à lui », lance Pierre Turgeon, qui a travaillé avec M. Guilbert autant pour le journal sherbrookois que pour le Comité organisateur des Jeux olympiques de Montréal de 1976.

Pour M. Turgeon, le travail de M. Guilbert au sein de La Tribune a réussi à élever le statut du quotidien dans l’ensemble de la province,

« Nous n’étions pas comme le Journal de Montréal ou La Presse, mais quand on disait qu’on était de La Tribune, on nous prenait toujours très au sérieux partout où on allait. C’est grâce à la manière dont M. Guilbert a fait avancer le journal à l’époque », raconte-t-il.

Durant ses années à La Tribune, Alain Guilbert a été l’instigateur du Carnet King-Wellington qui a servi pendant très longtemps de référence pour l’ensemble de la population sherbrookoise.

« Pour moi, c’est vraiment lui qui a fait de La Tribune un journal aussi important », affirme Pierre Turgeon.

Après son passage au Comité organisateur des Jeux olympiques de Montréal, M. Guilbert est revenu dans des rôles de direction et de gestion dans plusieurs journaux du Québec, dont La Voix de l’Est, Le Soleil et le Groupe Transcontinental.

Il est ensuite passé au monde des communications et du marketing avant de terminer sa carrière comme vice-président communications chez Postes Canada à Ottawa d’où il a pris sa retraite en 2005.

« Je me souviendrai de lui comme un grand motivateur, une personne qui aimait nous lancer des défis », conclut M. Turgeon.