Le Frontenac, rue Frontenac, Michel Jubinville, Buanderie de l’Estrie, Groupe Immobilier Bradley

Un an de retard pour le Frontenac Appartements

Les travaux pourraient commencer d’ici la fin de l’été pour la construction du Frontenac Appartements, ce projet de 37 appartements situé au 353 rue Frontenac, sur le terrain voisin du Musée de la nature et des sciences au centre-ville de Sherbrooke. Si le nouveau bâtiment de sept étages devait à l’origine accueillir ses premiers locataires en juin, il sera inauguré avec un an de retard en raison de la contamination du terrain.

« Quand nous avons fait les tests de sol, nous avons découvert qu’il y avait déjà eu une fonderie sur ce terrain et que des matériaux de fonderie ont été utilisés pour faire du remplissage », explique Michel Jubinville, coprésident du Groupe Bradley et promoteur du projet.

Il avait été établi que les coûts de décontamination dépasseraient les 300 000 $, sans compter d’autres frais associés à cette activité de nettoyage. M. Jubinville a donc déposé un dossier en septembre dernier pour obtenir une aide financière dans le cadre du programme ClimatSol-Plus du gouvernement du Québec.

Au début du mois d’avril, le ministre de l’Environnement Benoit Charette confirmait au maire Steve Lussier que ce projet avait été retenu et qu’une aide financière de 229 447,16 $ était consentie. Cette somme devrait couvrir environ la moitié du coût des travaux. Ceux-ci demeurent la responsabilité du promoteur.

« Nous attendons maintenant les approbations du ministère de l’Environnement et de la Ville de Sherbrooke pour procéder. Nous espérons les recevoir avant la fin du mois de mai pour terminer la décontamination avant les vacances de la construction. Nous pourrions ensuite commencer à ériger le bâtiment en septembre pour qu’il soit prêt en juin 2020 », dit Michel Jubinville.

Aucun impact

Selon le promoteur, la décontamination n’aura aucun impact sur la rivière Magog, située à proximité. « La partie contaminée est située majoritairement à l’avant du bâtiment, le long de la rue Frontenac. Il faudra y creuser à quatre ou cinq mètres de profondeur. Il n’y en a pas proche de la rivière, mais il faudra casser la dalle du bâtiment pour aller nettoyer en dessous », explique-t-il.

M. Jubinville explique que c’est notamment le changement de vocation du terrain, qui était autrefois commercial, qui force une décontamination plus importante.

« Le projet lui-même n’a pas changé, mais il coûtera à peu près 10 % de plus à réaliser parce que les coûts de construction ont augmenté. Nous ne pourrons toutefois pas augmenter le coût des logements pour autant, parce qu’il y a une limite au prix que la population peut payer. Il reste que nous avons une liste de locataires potentiels qui attendent la fin de la construction. »

Rappelons que le projet du 353, rue Frontenac, sur le site de l’ancienne Buanderie de l’Estrie, était évalué à 6 M$ lorsqu’il a été dévoilé l’an dernier. Les appartements de trois ou quatre pièces et demie s’adresseront à une clientèle de jeunes professionnels et le prix de location devrait varier entre 800 et 950 $ par mois.

L’ancienne Buanderie de l’Estrie a été la proie des flammes en 2010. Des projets de condos et d’espaces à bureaux avaient d’abord été envisagés, mais l’entreprise n’avait pas été jugée rentable. Le Groupe Bradley avait dévoilé en juillet dernier la plus récente version de son projet.