L'agrandissement du Centre de formation professionnelle 24-Juin est espéré dans un horizon de trois à cinq ans par la direction de l'établissement.

Un agrandissement espéré d'ici trois à cinq ans au Centre 24-juin

L'agrandissement du Centre de formation professionnelle 24-Juin est espéré dans un horizon de trois à cinq ans par la direction de l'établissement.
Si la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) n'obtenait pas le projet déposé cette semaine, l'organisation devrait miser sur la location de locaux. « Quand on va du côté de la location, on multiplie les lieux. Il y a des avantages, mais aussi des aspects plus difficiles, au chapitre de la gestion et de l'efficience. On ne vise pas de tout rapatrier, mais une certaine partie. Plutôt que d'être sur cinq ou six sites, on pourrait être sur deux ou trois », commente la directrice de l'établissement, Julie Caron, invitée à revenir sur le projet de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).
La CSRS caresse un important projet d'agrandissement et de réaménagement du centre de formation professionnelle, principalement pour des besoins d'espace, qui pourrait avoir lieu en deux phases. Il est estimé à 67 M$.
Ces besoins d'espace se justifient notamment par une révision des programmes. En ébénisterie, par exemple, le déficit d'espace est de 40 %, précise Mme Caron.
« Chaque fois qu'il y a un programme qui est actualisé, on va aller chercher des équipements qui sont plus sophistiqués, qui demandent plus d'espace », commente Mme Caron, qui est aussi directrice du service de la formation professionnelle à la CSRS.
Le centre ne prévoit pas d'augmentation de clientèle à court terme; celle-ci est relativement stable. Le centre doit aussi s'adapter aux besoins des entreprises. Québec va aussi miser sur des locaux polyvalents qui peuvent servir à différents types de formation.
L'agrandissement de plus de 17 000 mètres carrés se ferait avec le bâtiment existant. Des programmes localisés à l'extérieur du centre pourraient être relogés à l'établissement central, dont dessin industriel, dessin de bâtiment ainsi que briquetage maçonnerie. Le centre offre aussi de la formation en collaboration avec d'autres commissions scolaires, à l'extérieur de ses murs.
Le projet, qui devra obtenir le financement de Québec pour aller de l'avant, éveille cependant certaines craintes. 
Résidant de la rue du Souvenir, Serge Lapointe s'inquiète des répercussions que pourrait avoir l'agrandissement sur la circulation aux abords de l'établissement.
M. Lapointe déplore que l'établissement n'ait pas de programme en place afin d'encourager le transport en commun, comme il en existe à l'Université de Sherbrooke ou au Cégep de Sherbrooke.
« Les stationnements sont déjà pleins, ça va vite être saturé, note M. Lapointe, en soulignant qu'il y a déjà beaucoup de circulation à proximité du centre.
« Le réseau routier est inadéquat. Les rues Taché, du Souvenir, la rue Terrill (une voie) sont saturées par les autos des étudiants, une clientèle fortement motorisée... » lance-t-il en se demandant si l'établissement a fait des analyses de circulation. 
Julie Caron note que le projet en est encore à ses balbutiements. Il est encore trop tôt, à ses yeux, pour savoir si des ententes comme il en existe avec le Cégep de Sherbrooke ou l'Université pourraient être mises sur pied. Elle souligne que les élèves de la formation professionnelle ont des réalités très différentes de leurs camarades du secondaire. Les études sont l'un de leurs nombreux emplois du temps, qui s'ajoutent souvent à leurs rôles de parents ou au travail, d'où la nécessité d'effectuer leur trajet en voiture.
S'il est encore trop tôt pour confirmer qu'il y aura un nouveau stationnement, Mme Caron note qu'il s'agit d'une préoccupation.
La CSRS avait déjà envisagé d'agrandir le centre, mais cette option avait été écartée faute de financement.