L’agent de sécurité, Jean-Marie de son prénom, sera posté devant le dépanneur, mais aussi à l’occasion devant le P’tit Bonheur de Saint-Camille.
L’agent de sécurité, Jean-Marie de son prénom, sera posté devant le dépanneur, mais aussi à l’occasion devant le P’tit Bonheur de Saint-Camille.

Un agent de sécurité pour obliger le port du masque à Saint-Camille

 La municipalité de Saint-Camille en Estrie prend les grands moyens pour assurer le bon déroulement du port du masque obligatoire dans les commerces à partir de samedi. Le conseil municipal a approuvé l’embauche d’un agent de sécurité qui sera posté principalement devant le dépanneur de la petite communauté.

L’agent de sécurité était déjà présent vendredi lors du passage de La Tribune. Il s’assure que les gens qui veulent entrer dans le dépanneur portent bien un masque et se lavent les mains. Il distribue aussi des masques à ceux qui n’en ont pas ou qui l’ont oublié. Il restera en poste jusqu’à lundi.

« En ayant un agent pour les quatre premiers jours, on a plus de chances de faire atterrir la directive plus calmement, admet le maire de Saint-Camille, Philippe Pagé. Ce qu’on voulait, c’est qu’il y ait une personne formée, un professionnel de l’extérieur. Ça devient difficile d’intervenir avec des personnes qu’on connaît. On veut éviter des gens qui vont jusqu’au bout, refusent de mettre le masque et entrent dans le dépanneur. »

Cette initiative est en lien avec les différentes histoires d’agressivité dans les commerces au Québec, mais aussi avec une expérience vécue à Saint-Camille il y a quelques semaines.

« Il y a trois ou quatre semaines, on a eu quelqu’un qui ne voulait pas du tout se laver les mains en rentrant, souligne le maire. Et je cite ce qu’on m’a dit, mais c’était la danse du bacon. S’il y en a qui ne veulent même pas se laver les mains, ce sera quoi quand ce sera le masque? »

La propriétaire du dépanneur, Sonia Raiche, se réjouit de la présence d’un agent de sécurité dans son commerce.

« C’est très, très apprécié, lance-t-elle. Il fallait déjà souvent dire aux gens de se laver les mains. Avec le masque ce sera un peu l’enfer. Les gens sont respectueux, mais il faut le rappeler. »

Mme Raiche et M. Pagé mentionnent aussi que la directive du port obligatoire du masque en met beaucoup sur les épaules des étudiants qui travaillent l’été.

« On ne veut pas que les jeunes filles de 16 à 19 ans qui occupent ces postes commencent à se mettre en danger s’il y a des gens récalcitrants », indique Philippe Pagé.

Cette initiative ne se fait pas non plus à un coût exorbitant selon le maire.

« Notre petite taille devient un avantage, résume-t-il. En calculant tout, ça nous revient à moins de 2000 $ pour avoir un agent de sécurité pendant quatre jours. »