La pandémie de la COVID-19 a nui aux démarches de nombreux locataires à la recherche d’un logement pour la prochaine année. Selon le RPHL, le 1er juillet s’annonce encore plus difficile cette année.
La pandémie de la COVID-19 a nui aux démarches de nombreux locataires à la recherche d’un logement pour la prochaine année. Selon le RPHL, le 1er juillet s’annonce encore plus difficile cette année.

Un 1er juillet qui s’annonce « chaotique » selon le RPHL

Le Regroupement des propriétaires d’habitations locatives (RPHL) envisage un 1er juillet « chaotique ». Selon l’organisation, plusieurs propriétaires se retrouveront devant des locataires qui refusent de partir faute de n’avoir pu trouver de nouveaux logements à temps.

Le RPHL a annoncé par voie de communiqué avoir reçu de nombreux appels de propriétaires inquiets devant le refus catégorique de certains locataires à laisser leur place. 

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Martin Messier, président du RPHL, explique que le retard des visites en raison de la pandémie de la COVID-19 a nui aux démarches de plusieurs locataires qui n’ont pu se trouver un logement avant la date butoir.

« Alors que décident-ils de faire? Rester dans leur logement en attendant d’enfin en trouver un. Mais dans la majorité des cas, ces logements sont déjà reloués et un nouveau locataire doit en prendre possession le 1er juillet », indique M. Messier.

Bien que ce phénomène se produise chaque année, le RPHL craint que certains locataires « poussent les limites du système à son maximum » en refusant de collaborer. 

« Comme le propriétaire doit faire une demande à la Régie du logement pour libérer le logement, les locataires décident unilatéralement d’y vivre illégalement. [...] La réglementation québécoise n’appuie pas les propriétaires locatifs. En plus de ne pouvoir expulser le locataire eux-mêmes à la fin du bail, ils peuvent perdre leur nouveau locataire », mentionne-t-on.

« Un problème qui va s’étaler », selon le RPHL

À cette problématique s’ajoute également la suspension des audiences et des décisions à la Régie du logement depuis le début de la pandémie, ajoute l’organisation.

« Toutes les décisions qui ont été suspendues avant le 1er mars 2020 pourront être exécutées dès le 6 juillet 2020 et celles rendues à compter du 1er mars 2020, dès le 20 juillet 2020 », explique-t-on.

Le RPHL indique également que le nombre de dossiers à traiter à la Régie du logement pour « éviction d’un occupant sans droit » est à la hausse depuis quelques années. Si l’on comptait près de 300 dossiers pour l’année 2016-2017, un nombre total de 438 dossiers ont dû être traités pour l’année 2018-2019.

La majorité des litiges concernaient des loyers non payés ainsi que des reprises de logements par les propriétaires, spécifie le RPHL.

La semaine dernière, rappelons que le porte-parole de l’Association des locataires de Sherbrooke, Alain Roy, qualifiait la situation actuelle à La Tribune de « catastrophique ».

L’organisation indiquait que trente-deux ménages locataires étaient présentement sans logement dans la région et que quatre à six autres s’ajouteraient possiblement à la liste d’ici le 1er juillet.