Des membres du SAREUS lors d’une manifestation cet automne.
Des membres du SAREUS lors d’une manifestation cet automne.

UdeS : entente avec les auxiliaires de recherche

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Les auxiliaires de recherche et d’enseignement de l’Université de Sherbrooke ont récemment voté en faveur d’une entente de principe. Le Syndicat des auxiliaires de recherche et d’enseignement de l’UdeS (SAREUS) souhaitait obtenir un salaire de 15 $ de l’heure d’ici 2019, ce que l’instance syndicale a réussi à obtenir, selon elle.

Les deux parties en sont venues à une entente après deux séances de conciliation. « On espérait les 15 $ de l’heure pour les catégories d’emploi qui ne l’atteignaient pas (d’ici 2019) », rappelle Florence Darveau-Routhier, déléguée syndicale du SAREUS.

L’instance syndicale représente jusqu’à 1500 membres en fonction des contrats attribués, et regroupe notamment des correcteurs, des surveillants et des chargés de laboratoire. Le SAREUS s’était inquiété, avant le renouvellement du contrat de travail, d’une perte de travail de 26 000 heures au cours des trois dernières années pour ses membres. Le SAREUS dénonçait notamment le recours du travail à l’externe pour certaines tâches.

Selon l’entente sur la table, l’employeur s’est engagé à les afficher à l’interne préalablement avant de recourir à des gens de l’extérieur. « On voulait obtenir l’exclusivité des emplois. C’est un dossier sur lequel on va pouvoir continuer de travailler », fait-elle valoir. Par exemple, illustre-t-elle, des retraités des facultés de droit et d’administration exécutent certaines tâches. Le SAREUS n’a pas réussi à convaincre l’UdeS de cesser cette pratique.

Durant les négociations, l’UdeS a soutenu publiquement que la diminution du nombre d’heures était plutôt liée aux compressions budgétaires. L’UdeS a aussi fait valoir que cette situation a été vécue au sein d’autres instances syndicales.
L’institution avait aussi soutenu que le recours à des étudiants de l’extérieur ou de retraités pour des tâches de correction et de surveillance était une pratique en place depuis plusieurs années et qu’elle avait un impact minime sur les heures de travail du SAREUS.

Le contrat de travail du SAREUS, qui était échu depuis mars dernier, est d’une durée de quatre ans, et sa durée est calculée à partir de la fin du dernier contrat de travail.

Il a été impossible de s’entretenir avec un porte-parole de la direction universitaire, vendredi. L’entente de principe doit être approuvée lors du conseil d’administration de l’institution lundi.

Il n’a pas non plus été possible de connaître le résultat du vote sur l’entente. Selon Mme Darveau-Routhier, un mandat a été donné lors de l’assemblée générale afin de ne pas divulguer les résultats. « Ça s’est bien passé », ajoute-t-elle toutefois. Quant aux augmentations salariales, il est difficile de préciser en fonction des années et du pourcentage, puisqu’elles varient grandement d’une catégorie à une autre. Le nouveau contrat de travail devrait être signé le 20 décembre.

L’UdeS doit aussi s’entendre avec le Syndicat des employées et employés de soutien (SEESUS), dont le dossier s’est aussi retrouvé devant le conciliateur.