Mohamed Soulami

Tuerie en Nouvelle-Zélande: onde de choc à Sherbrooke

« Quand tout cela va s’arrêter et jusqu’où cela va se rendre? Là est la question. »

L’onde de choc de la tuerie de la Nouvelle-Zélande a été ressentie jusqu’à Sherbrooke, notamment au sein de la communauté musulmane. C’est avec émotions que Mohamed Soulami, directeur général de l’organisme Actions interculturelles, a commenté les événements dramatiques survenus jeudi dans deux mosquées de Christchurch.

« Nous sommes sans mot. C’est l’incompréhension totale. Nous pensons aux familles des victimes », dit-il en peinant à retenir ses larmes.

« Cela rappelle l’importance d’en appeler au dialogue entre les groupes. Ces choses-là sont le résultat de l’ignorance et de l’extrémisme. Ce qui se passe sur les médias sociaux et des décisions politiques attisent certains discours. »

La tragédie ravive évidemment de douloureux souvenirs ici au Québec. L’un des auteurs présumés des attentats des deux mosquées de Nouvelle-Zélande a inscrit sur le chargeur d’une arme le nom d’Alexandre Bissonnette, reconnu coupable du meurtre de six fidèles de la Mosquée de Québec le 29 janvier 2017.

« Ces gens sont les premières victimes de ces événements, mais ils créent en même temps des drames incroyables », déclare M. Soulami, lors d’un entretien accordé à La Tribune. 

« Qui avait pensé que ça se produirait dans cette ville? On se rend compte que personne n’est à l’abri d’un pareil drame. C’était un geste planifié. Aujourd’hui, en plus, la nouvelle se répand à la vitesse de la lumière. C’est mondial. »

Mohamed Soulami invite les gens à réfléchir sur les conséquences d’une pareille tragédie. « On peut se demander qu’est-ce qui peut être fait collectivement », dit-il.

« Ce qui est certain, c’est que tout le monde est concerné. »