Une centaine de personnes ont tenu une minute de silence en pensant à tous ceux qui ont été touchés par les tragiques événements de la tuerie de la grande mosquée de Québec.

Tuerie de la grande mosquée : se réunir pour nourrir l’espoir

À la veille du premier anniversaire de la tuerie de la grande mosquée de Québec, une centaine de personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville de Sherbrooke, dimanche soir, afin de commémorer la mémoire de ceux qui sont disparus lors d’attentats commis au cours des dernières années.

L’un des organisateurs de l’événement, Mohamed Soulami, n’a pas eu à faire beaucoup d’efforts pour attirer des gens. « Ça n’a pas été compliqué à organiser. L’engouement est assez incroyable. Une dizaine d’organismes se sont rassemblés pour montrer qu’il faut être main dans la main dans notre société. C’est un devoir de mémoire. La devise du Québec est ‘‘Je me souviens’’, donc il faut se souvenir autant de l’événement à la mosquée de Québec que de l’école Polytechnique ou ailleurs », explique-t-il.

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« Ce que nous voulons tous, c’est la paix, c’est l’harmonie et c’est une société où il fait bon vivre ensemble, poursuit M. Soulami. On a nos différences, mais on a beaucoup de ressemblances », a-t-il ajouté.

Le président du Centre islamique de Sherbrooke, Hakim Hadj Ali, pense que tout le monde doit travailler main dans la main afin de vaincre l’ignorance. « C’est important de se souvenir de toutes les personnes qui ont perdu leur vie à cause d’actes terroristes, analyse-t-il. On veut se rapprocher et joindre nos voix contre l’extrémisme et contre tout acte de violence. Ceux qui commettent des actes comme ça sont des victimes de l’ignorance et cette ignorance se bâtit avec la distance. C’est important de travailler tous ensemble pour le rapprochement. »

Beaucoup de Québécois de toutes les origines se sont joints au rassemblement. C’est le cas de Julie, née au Québec. « Je ne voulais pas être spectatrice, affirme-t-elle. Je voulais être là. L’an dernier, j’ai été spectatrice d’un triste événement, mais cette année je suis participante de quelque chose de beau. On se réunit pour ne pas oublier et pour nourrir l’espoir. »

De plus, comme Julie travaille avec les enfants, la présence de gamins à l’événement l’a touchée. « Je suis contente de voir des enfants ici. Depuis l’an dernier, je me demande comment développer l’ouverture à l’autre. Je me demande comment l’ignorance disparaît. Je suis contente que des gens amènent leurs enfants voir cette ouverture-là et que la peur ne prenne pas la place », sourit-elle.

Le multiculturalisme est beau à voir, selon Caroline. « Je travaille pour ça quotidiennement. Je suis contente de voir que les gens bâtissent des ponts plutôt que des murs. Ça donne de l’espoir de voir ça. Il y a des gens partout au Québec qui se réunissent comme on le fait. C’est une solidarité qu’il faut nourrir avec nos voisins et nos collègues », résume-t-elle.