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Trump assure vouloir une transition du pouvoir sans accrocs.
Trump assure vouloir une transition du pouvoir sans accrocs.

Trump condamne les violences, promet une transition «ordonnée»

La Presse Canadienne
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WASHINGTON — Au lendemain d’une journée de chaos qui a ébranlé l’Amérique, Donald Trump a lancé un rare appel à la «réconciliation», condamnant «une attaque odieuse» sur le Capitole.

Après avoir encouragé ses partisans à se rendre au Capitole lors d’un discours enflammé où il affirmait s’être fait voler les élections. Après la violente prise d’assaut du Capitole par ses partisans qui ont retardé la certification de Joe Biden par le Congrès et qui a coûté la vie à au moins quatre personnes. Après une journée où plusieurs de ses proches lui ont tourné le dos, Donald Trump a finalement reconnu, pour la première fois depuis les élections du 3 novembre, que Joe Biden sera président des États-Unis le 20 janvier.

«Même si je suis totalement en désaccord avec le résultat des élections, et les faits me le confirment, il y aura néanmoins une transition ordonnée le 20 janvier», a déclaré Donald Trump.

«Une nouvelle administration sera assermentée le 20 janvier, et je me concentrerai maintenant à m’assurer que la transition est ordonnée», a-t-il ajouté.

Dans la vidéo diffusée jeudi soir, le président a lu un communiqué à partir d’un téléprompteur.

Le ton de Donald Trump était complètement différent de celui du discours enflammé qu’il avait livré la veille aux milliers de manifestants réunis en matinée à l’Ellipse, au sud de la Maison-Blanche.

Le président sortant a vivement condamné les émeutiers qui ont pénétré dans le Capitole pour semer le chaos la veille.

Donald Trump a débuté la vidéo en qualifiant l’émeute dirigée par certains de ses partisans mercredi au Capitole «d’attaque haineuse».

Il s’est dit outré par «la violence» et le «désordre» qui se sont manifestés mercredi au cœur de la démocratie américaine.

Pourtant, mercredi, il avait lui-même encouragé ses partisans «à marcher vers le Capitole» pour se faire entendre par les sénateurs, dans un discours où il affirmait qu’il n’allait jamais concéder la victoire, quelques heures avant le chaos désormais historique.

«L’heure est à l’apaisement et à la réconciliation», a indiqué le président Trump jeudi soir, qui continue toutefois à croire que les élections lui ont été volées.

«Ma campagne poursuit vigoureusement toutes les avenues légales pour contester les résultats. Mon seul but était de m’assurer de l’intégrité du vote et ce faisant, je tentais de défendre la démocratie américaine» a-t-il soutenu.

Dans la vidéo, il a également affirmé qu’il avait immédiatement « déployé la garde nationale et des agents de la paix fédéraux » pour sécuriser le bâtiment et expulser les émeutiers du Capitole qui abrite la Chambre des représentants et le Sénat.

Trump condamne les violences, affirme la porte-parole de la Maison-Blanche

La porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé jeudi que le président américain Donald Trump et son gouvernement condamnaient «de manière aussi ferme que possible» les violences qui ont eu lieu au Capitole mercredi.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Kayleigh McEnany

«Je veux être claire : les violences dont nous avons été témoins hier au Capitole étaient effroyables, répréhensibles et contraires aux valeurs américaines», a déclaré Kayleigh McEnany lors d’une allocution extrêmement brève.

«Le président et son administration les condamnent de manière aussi ferme que possible», a-t-elle ajouté, sans répondre à la moindre question au lendemain de ces scènes de violences perpétrées par des partisans de Donald Trump.

La porte-parole de l’exécutif a par ailleurs assuré que toute l’équipe de la Maison-Blanche travaillait pour une transition sans accrocs avec l’équipe du prochain président Joe Biden.

«L’Amérique doit aujourd’hui se rassembler pour rejeter la violence dont nous avons été témoins», a-t-elle encore dit.

Donald Trump ne s’est plus exprimé depuis une brève vidéo mise en ligne mercredi après-midi dans laquelle il demandait à ses partisans de «rentrer chez eux» mais ajoutait aussi : «Je vous aime […] Je comprends votre douleur».

La vidéo a depuis été retirée par Facebook qui a jugé qu’elle «contribuait aux risques de violence», ainsi que par Twitter. AGENCE FRANCE-PRESSE

Des policiers devant le Capitole