Huguette Sévigny (à droite) a littéralement trouvé une soeur au cours des derniers mois en se liant d'amitié avec la bénévole des Petits Frères Linda Malette.

Trouver une soeur chez les Petits Frères

Membre de la famille des Petits Frères de Sherbrooke depuis quatre ans, Huguette Sévigny y a littéralement trouvé une soeur au cours des derniers mois.
Peu de temps après avoir amorcé le processus de couplage avec un bénévole attitré, la dame qui fêtera bientôt ses 80 ans s'est liée d'amitié avec Linda Malette, qui avait dorénavant plus d'heures de bénévolat à consacrer.
« Ce n'était pas prévu, mais ça a immédiatement cliqué entre nous deux », explique l'ainée en riant.
Lorsqu'ils sont jumelés, les bénévoles s'engagent à veiller sur leur vieil ami et faire le relais avec les intervenants des Petits Frères notamment en cas de problèmes de santé. Tout est donc mis en oeuvre au sein de l'organisme pour assurer des relations durables.
« Elles se sont vues une première fois il y a deux mois et ce n'était même pas pour ça, mais la chimie a opéré tout de suite, relate l'intervenant Keven Michaud. On a officialisé le tout cette semaine. »
« J'aurais pu rencontrer quatre personnes, mais ça a cliqué tout de suite avec Mme Sévigny. Tellement qu'on se rencontre, on va prendre des cafés ensemble, je vais chez elle la voir faire de la peinture et on a toujours quelque chose à se raconter », opine avec un large sourire Linda Malette.
Les deux amies faisaient partie des quelque 120 convives rassemblés à l'Hôtel Delta de Sherbrooke dimanche pour participer au traditionnel dîner de Pâques de l'organisme qui a pour mission de briser l'isolement des personnes âgées. La veille et les jours précédant, des bénévoles ont également apporté des cadeaux et partagé des repas avec les aînés qui se trouvent dans l'impossibilité de se déplacer.
« Mon fiancé est décédé, j'avais un garçon qui est aussi décédé, je viens d'une famille de 13 enfants qui sont tous éparpillés et dont cinq sont décédés, mais avec les Petits Frères, on dirait que je retrouve une famille, indique Mme Sévigny. J'ai travaillé dans le public et j'aime le monde, le contact avec les gens, et un événement comme ça me permet de le conserver. »
« Comme ils n'ont pas de famille, qu'ils sont seuls, c'est une belle occasion de briser l'isolement. On garde aussi en tête que la moyenne d'âge est de 87 ans, il y en a donc plusieurs pour qui ce sera la dernière fête de Pâques et on veut s'assurer que la journée soit la plus belle possible », souligne la coordonnatrice à l'action des Petits Frères, Vicky St-François.