Les travaux qui auront lieu bientôt sur la rue Adélard-Collette ont soulevé bien des passions dans la dernière semaine.
Les travaux qui auront lieu bientôt sur la rue Adélard-Collette ont soulevé bien des passions dans la dernière semaine.

Trottoir de la rue Adélard-Collette : les changements justifiés par la Ville

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
À la suite des revendications de citoyens de la rue Adélard-Collette, la Ville de Sherbrooke a expliqué ses raisons de déplacer certains trottoirs du côté est au côté ouest après la réalisation de travaux d’urbanisme majeurs.

Rappelons que la semaine dernière, Julie Bernard et Patrick Chabot ont réagi en apprenant que le trottoir changerait de côté de rue, craignant que ce changement majeur mette leur vie de quartier en péril.

À LIRE AUSSI : Bien plus qu’un simple trottoir

La Ville de Sherbrooke indique par courriel que « le choix de la position sur le terrain se fait en fonction de la connectivité aux autres trottoirs et aux générateurs de déplacements à pied », et que dans le cas de la rue Adélard-Collette, « les générateurs de déplacement (lieux de destination) se situent du côté ouest ».

Notons qu’entre les rues Short et Gérin-Lajoie, un trottoir sera ajouté du côté ouest à la demande de l’École Larocque. Entre les rues Gérin-Lajoie et McManamy, le trottoir du côté est sera démoli et reconstruit de l’autre côté, et entre les rues McManamy et Union, le trottoir partiel du côté est sera aboli, laissant seulement le trottoir complet du côté ouest.

Cette nouvelle configuration raccordera plusieurs destinations au réseau piétonnier de manière sécuritaire, notamment l’École LaRocque, l’Église Immaculée-Conception et le bâtiment où se déroulent plusieurs activités communautaires, selon la Ville.

Trouver des compromis

Karine Godbout, conseillère municipale du district d’Ascot, confirme qu’une rencontre d’information aura lieu bientôt pour répondre aux questions des citoyens, présenter les futurs changements et expliquer les arguments sur lesquels les décisions ont été basées. La directrice d’arrondissement, le Service des infrastructures urbaines et quelques joueurs impliqués seraient présents.

Notons que les travaux ne débuteront pas avant deux semaines, ce qui laisse un peu de temps pour trouver une entente entre la Ville et les citoyens.

« Je savais depuis un an que la rue serait refaite, car les projets d’infrastructure sont présentés aux élus, explique-t-elle. Mais je n’ai eu aucune indication comme quoi la Ville apporterait des changements au niveau de la mobilité et des trottoirs. Quand je l’ai appris, j’étais un peu surprise », avoue Mme Godbout.

La Ville a une vision technique basée sur certains critères, mais c’est important de prendre en compte la dynamique du quartier, selon la conseillère.

Depuis déjà quatre ans, beaucoup d’efforts sont mis pour la revitalisation de ce secteur pour améliorer le milieu de vie. « Lorsqu’on fait un changement aussi majeur dans un quartier en train de se redéfinir, je considère qu’il faut minimalement informer les citoyens, et quand c’est possible, les consulter », termine Karine Godbout.