Alors que le maximum d’élèves dans un autobus est limité à 12, la Fédération des employées et employés de services publics s’insurge du non-respect de la règle par la CSRS.
Alors que le maximum d’élèves dans un autobus est limité à 12, la Fédération des employées et employés de services publics s’insurge du non-respect de la règle par la CSRS.

Trop d'élèves dans les autobus de la CSRS

Alors que le maximum d’enfants dans un autobus scolaire est maintenant de 12, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) s’insurge que la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke propose des trajets aux chauffeurs comportant jusqu’à 20 élèves.

« On voit du 17, 18 et 20 élèves, s’insurge le président du secteur du transport scolaire de la FEESP-CSN Stephen P. Gauley. La CSRS a remis aux transporteurs des circuits avec plus de 12 élèves dans l’autobus. Ces circuits ont été remis aux chauffeurs. On se retrouve avec plus d’élèves qu’il est censé en avoir. » 

Selon M. Gauley, la CSRS a décidé de ne pas suivre la règle. « On trouve ça malheureux. Il y a tellement d’efforts faits dans les classes, où le maximum est de 15 élèves. Une classe peut être jusqu’à trois fois la superficie d’un autobus scolaire. Et on va mettre plus d’enfants dans l’autobus que dans la classe », décrit-il, visiblement choqué de la situation. 

M. Gauley dit avoir contacté la CSRS. « Ça tombe dans l’oreille d’un sourd. Les transporteurs ne peuvent rien faire, ils reçoivent les ordres de la commission scolaire [...] Ils ne s’opposeront pas aux démarches que nous faisons », dit-il, mentionnant que selon ce qu’il sait, les autres commissions scolaires de la région respectent la limite de 12. 

« La CSRS a fait ses petites affaires elle-même. Aujourd’hui, on a le résultat », déplore-t-il, ajoutant que des plaintes seront déposées.

« On n’a pas l’intention de laisser ça mort. [...] En même temps, ça va éclaircir la situation. »

Frères et sœurs

Dans une communication destinée à La Tribune, la CSRS explique que « dans les cas où il y a dépassement dans un autobus scolaire (plus de 12 personnes), c’est parce qu’il s’agit d’une fratrie. Dans ce cas, ils peuvent s’asseoir trois par banc ».

« Il reste effectivement un cas problématique pour le transport du soir que nous allons régler demain matin, poursuit-elle. Donc, tout devrait être conforme pour demain soir dans ce cas précis. Bien sûr, tout ne sera pas parfait. Il restera encore des ajustements à faire. Nous procéderons à la validation de tous les circuits pour nous assurer que tout sera conforme au final. »

Dans un document gouvernemental, on peut effectivement lire que « la limite d’un enfant par banc devra être respectée, et un banc sur deux doit être libre. Les enfants de la même fratrie peuvent s’asseoir sur le même banc, dans la mesure où les règles de distanciation physique avec les autres enfants sont respectées ».

Cependant, selon M. Gauley, si trois enfants de la même fratrie se retrouvent sur le même siège, le problème demeure le même. « Faites le diagramme d’un autobus scolaire. Calculez les deux mètres. Vous allez voir que vous allez condamner les cinq bancs autour de la fratrie. Donc de monter ça jusqu’à 20 élèves, c’est impossible. Même si tu assis les enfants d’une même famille ensemble, tu tombes quand même à 12 », résume pour sa part M. Gauley.