Jean-Pierre Guay estime que les chauffeurs d'autobus roulent trop vite parce que les circuits sont mal conçus.
Jean-Pierre Guay estime que les chauffeurs d'autobus roulent trop vite parce que les circuits sont mal conçus.

Trop de feux rouges pour les chauffeurs de la STS

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
SHERBROOKE - Les chauffeurs de la Société de transport de Sherbrooke (STS) souhaitent être consultés pour permettre une meilleure synchronisation des feux de circulation à Sherbrooke. Le président du syndicat des chauffeurs, Jean-Pierre Guay, admet que les chauffeurs roulent trop vite par manque de temps sur les circuits.

«Nous avons entendu que la Ville veut revoir son système de feux de circulation. Nous pensons qu'il y a du travail à faire de ce côté-là. En étant sur la route continuellement, nous avons l'impression sur certaines rues d'être toujours arrêtés. La semaine dernière, j'ai fait une compilation sur un quart de huit heures et demie et j'ai été arrêté 90 fois à des lumières rouges, à part des arrêts au coin des rues. En moyenne, c'est entre 40 secondes et une minute quinze. Donc c'est à peu près une heure et quart que j'ai perdue dans mon quart à moi», illustre M. Guay.

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L'homme ne plaide pas pour une élimination des feux de circulation, mais pour une amélioration. «Avec un petit comité, nous pourrions identifier où sont nos problèmes à nous dans le transport urbain. On ne vous oblige pas, mais on vous l'offre. Par exemple, quand on sort de la station du Dépôt pour aller au Cégep, il y a cinq lumières et on attrape souvent des rouges. Juste ça, c'est environ neuf minutes que ça nous prend pour monter là. Il n'y a pas de synchronisation pour nous autres.»

M. Guay estime que le transport urbain doit faire du rattrapage à Sherbrooke. «Nous avons seulement deux voies réservées. Une est plus ou moins nécessaire, sur le campus de l'université. L'autre est sur la King, pour accéder à la rue du Dépôt. De la rue Wellington jusqu'à mi-chemin de cette voie, ce sont des stationnements, et pour l'autre moitié, il y a toujours un autobus de Limocar ou un camion stationné en attente.

«Bien des fois, on doit rouler à 60 ou 70 km/h, parce que les circuits sont prévus tellement serrés que tu es toujours dans le bouillon. Le chauffeur voit ça, sait qu'il n'est pas à l'heure et qu'il aura des réprimandes de ses clients. Il est obligé de rouler plus vite. Tu ne donnes pas une bonne expérience client. Tu brasses les gens. Pourquoi on roule vite? Parce que les circuits sont bâtis trop serré. Ce n'est pas qu'à Sherbrooke. C'est pareil partout au Québec.»

Le président de la STS, Marc Denault, rapporte que la Ville travaille sur la possibilité d'installer des feux prioritaires pour le transport en commun à certaines intersections.