Des citoyens de la rue Yamaska trouvent pénible la cohabitation avec l’entreprise Fabridor, située sur la rue Robitaille, derrière leurs résidences.

Trop de bruit industriel sur la rue Yamaska

Des citoyens de la rue Yamaska trouvent pénible la cohabitation avec l’entreprise Fabridor, située sur la rue Robitaille, derrière leurs résidences. C’est le cas d’Hélène Lemire, qui compte se présenter au conseil municipal mardi pour dénoncer les nuisances par le bruit qui, selon elle, durent depuis deux ans.

Mme Lemire rapporte que le zonage du secteur ne permet pas à Fabridor de produire du bruit qui déborde des limites de son terrain, une information que confirme la conseillère du secteur, Évelyne Beaudin. Or, la citoyenne indique devoir garder ses fenêtres fermées, même en été, en raison du son généré par le fabricant d’armoires de cuisine.

« Quand nous avons acheté, nous avons constaté qu’il y avait une bande tampon avec la rue Robitaille. On nous a dit que les entreprises qui se trouvaient dans ce secteur n’œuvraient pas dans la fabrication, mais qu’il s’agissait surtout de siège sociaux », explique Mme Lemire.

Après deux ans de dépôt d’une plainte signée par une partie des résidants de la rue Yamaska, le problème de nuisance par le bruit causé par les activités de la compagnie n’est toujours pas réglé.

La citoyenne rapporte que l’entreprise possède des portes de garage orientées vers la cour des citoyens. Fabridor a toutefois convenu de ne plus les ouvrir pour réduire le bruit qui s’échappe du bâtiment. « Le problème, c’est que l’entreprise a deux quarts de travail : de 7 h à 15 h et de 16 h à 2 h. Elle est continuellement en activités. »

Le transit des camions se fait aussi par le stationnement à l’arrière, zone où se trouveraient aussi un dépoussiéreur et un conteneur pour les résidus. « Il y a beaucoup de va-et-vient à cause des livraisons. »

Hélène Lemire ajoute que la Ville a procédé à des tests de son dans sa cour l’an dernier. « Il est impossible d’en connaître les résultats, même si je suis directement concernée. »

Constats d’infraction

La Ville confirme néanmoins que trois constats d’infraction ont été délivrés à l’entreprise.

« On me dit que des solutions permanentes s’en viennent, mais il ne se passe rien. C’est un dossier qui est devenu politique. » C’est la raison pour laquelle la citoyenne compte se rendre au conseil municipal mardi.

La conseillère Évelyne Beaudin convient pour sa part qu’il s’agit d’un dossier compliqué. Selon elle, Fabridor fait preuve de bonne foi et cherche des solutions. « C’est un des premiers dossiers sur lesquels je me suis penchée après mon élection. Ce n’est pas très surprenant qu’il y ait un problème de bruit puisque la bande tampon n’est pas très large. L’activité industrielle crée souvent des nuisances par le bruit, mais je ne crois pas que ce soit par manque de volonté. L’entreprise essaie d’être un bon citoyen corporatif.

« Nous sommes à l’étape de nous demander comment régler la situation à la satisfaction de tous. Il semble que de planter plus d’arbres ne réglerait pas le problème. Nous ne savons donc pas si ça passe par la construction d’une infrastructure ou une autre solution. Une chose est certaine : il ne faudrait pas que les citoyens perdent un autre été. »

Parmi les engagements pris par Fabridor, selon Mme Beaudin, celui de ne pas vider les conteneurs trop tôt ou trop tard dans la journée et celui de ne pas laisser les camions en marche lors de chargements ou déchargements.

Le propriétaire de Fabridor, Yves Gagnon, préférait réserver ses commentaires. Il confirme avoir fait « un paquet de modifications » pour améliorer la situation et regarde même la possibilité de déménager l’entreprise. « Il y a des coûts impressionnants à toutes ces mesures et nous avons l’impression que nous n’y arrivons pas. Il semble qu’il n’est pas certain que la construction d’un mur coupe-son réglerait la problématique. »

Une rencontre avec les services de la Ville était prévue jeudi, mais il n’a pas été possible d’en connaître les conclusions. « Si nous en discutons encore avec la Ville, c’est qu’on cherche encore des solutions. »