Un complexe de serre haute performance verra le jour près de la Faculté des sciences, grâce à une subvention de 12 M $ que reçoit l’UdeS.

Trois projets immobiliers à l’UdeS

D’ici les deux prochaines années, trois importants projets immobiliers apparaîtront à l’UdeS. Un complexe de serre haute performance verra le jour, grâce à une subvention de 12 M $.

En plus du complexe qui sera construit près de la Faculté des sciences, les sommes permettront l’acquisition d’équipements spécialisés qui serviront en biologie végétale, dont un laboratoire mobile.

« Ce sont des serres haute performance dans lesquelles on peut ajuster le taux de CO2. On peut imaginer faire une expérience pour voir quel est l’effet des changements climatiques. On peut ajuster le CO2, travailler avec des organismes pathogènes... », illustre Carole Beaulieu, vice-doyenne à l’enseignement à la Faculté des sciences.

« Les serres étaient importantes parce qu’on manquait d’espace pour cultiver les plantes. On travaille dans des chambres de croissance (...) Avec les serres, on va pouvoir décupler la surface de croissance pour les plantes. C’est une subvention qu’on a obtenue avec McGilll... Les deux universités travaillent ensemble, mais chacune a reçu des fonds de la Fondation canadienne de l’innovation (FCI). » Le ministère de l’Enseignement supérieur est aussi impliqué.

L’acquisition d’un phénotypeur permettra aussi de faciliter le travail de la dizaine de chercheurs rattachés au projet.

L’appareil permet de cueillir différentes données de façon autonome sur la couleur des plantes, leur hauteur, leur état de santé, etc. « C’est comme un convoyeur ; il y a différentes caméras avec différentes longueurs d’onde », explique-t-elle en ajoutant que cela évite de manipuler les plantes et de les abîmer.

Les nouvelles installations permettront d’obtenir des résultats de recherche plus convaincants, puisqu’ils pourront se baser sur des données provenant d’une centaine de plantes plutôt que quelques-unes. « Quand on fait une hypothèse, elle est beaucoup plus solide », explique celle qui est aussi coordonnatrice scientifique du centre SEVE, un centre de recherche interinstitutionnel.

Le « Complexe de recherche intégrative en sciences végétales et environnementales (CORSEVE) » devrait être prêt en 2020 et la construction doit commencer l’an prochain.

Ce projet s’ajoute à celui de la construction du bâtiment de l’Institut quantique et du Studio de création de la faculté de génie.

« On espère lancer les travaux bientôt », note le recteur de l’UdeS, Pierre Cossette, au sujet du Studio de création. Les résultats de l’appel d’offres étaient étudiés ces jours-ci.

L’UdeS envisageait la construction et l’aménagement du studio pour l’été et l’automne 2018. L’inauguration était encore récemment espérée à l’hiver 2019. L’édifice doit être construit entre la faculté de génie et l’École de gestion « afin de stimuler la création et les projets entrepreneuriaux ».

En mars, l’UdeS annonçait à la communauté universitaire qu’un projet d’usine-école pour les procédés brassicoles a officiellement été intégré au Studio de création, permettant ainsi de former les étudiants au microbrassage.

Le studio de création, dont les coûts doivent avoisiner les 8 M $, doit servir entre autres servir à l’idéation des projets étudiants et à leur exposition.

De son côté, la construction d’un bâtiment pour l’Institut quantique a été annoncée l’hiver dernier. Il avait été alors question d’une première pelletée de terre entre ce printemps et l’automne, mais les échéanciers ont changé.

« Ça va être un peu plus long que ça. Il faut faire les plans définitifs et compléter le montage financier. C’est un bâtiment un peu compliqué. Si on regarde sur le campus principal, il va y avoir trois projets signifiants : l’institut quantique, tout un complexe de serre, et le studio de création... » commente M. Cossette.

Rappelons qu’un parc solaire et un complexe hydrologique feront leur apparition du côté du parc Innovation-ACELP de l’UdeS.

Un soutien de 20 millions

L’Université de Sherbrooke recevra un soutien financier de 20,5 M $ pour les organismes qui travaillent à la « prospérité numérique ». L’investissement servira à l’acquisition de nouveaux équipements de prototypage et d’outillages spécialisés.

Il s’agit d’un coup de pouce à la Chaîne d’innovation intégrée pour la prospérité numérique, qui regroupe l’Institut quantique, l’Institut interdisciplinaire d’innovation technologique (3IT) et le Centre de collaboration MiQro Innovation (C2MI).

Ce soutien financier apparaît au budget 2018-2019 du gouvernement provincial, mais n’a pas encore fait l’objet d’annonce. Selon nos informations, il s’agit d’argent neuf pour l’UdeS. Depuis sa création en 2010, la Chaîne d’innovation intégrée a mené à la réalisation de 800 projets de recherche et développement. Selon le document budgétaire de Québec, 350 professionnels ont pu être formés et 400 nouveaux produits ont été créés.

« Cette initiative s’inscrit dans les grandes priorités du gouvernement, dont l’expansion du manufacturier innovant, le développement de l’intelligence artificielle et la formation d’une main-d’œuvre spécialisée », peut-on lire dans le document du budget.

Il a été impossible d’avoir plus de détails auprès de l’institution.