Dans les 24 dernières heures, trois nouveaux cas ont été rapportés, un à Sherbrooke et deux sur les territoires de la Pommeraie et de la Haute-Yamaska.
Dans les 24 dernières heures, trois nouveaux cas ont été rapportés, un à Sherbrooke et deux sur les territoires de la Pommeraie et de la Haute-Yamaska.

Trois nouveaux cas en Estrie: la courbe continue de s'aplatir

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Les écoles primaires ont rouvert. De nombreux magasins également. Les chantiers de construction ont repris de plus belle, les usines reprennent progressivement leurs activités. Et pourtant, l’Estrie n’a compté au cours de la dernière semaine qu’une poignée de nouveaux cas confirmés de COVID-19. Il y avait 884 cas confirmés vendredi dernier à 13 h. Une semaine plus tard, il y avait 905 personnes positives - une augmentation de 21 cas.

Dans les 24 dernières heures, trois nouveaux cas ont été rapportés, un à Sherbrooke et deux sur les territoires de la Pommeraie et de la Haute-Yamaska.

La période d’incubation du nouveau coronavirus est normalement de cinq à sept jours, parfois jusqu’à 14 jours. Il est donc encore bien tôt pour savoir si les mesures de déconfinement auront un impact sur le nombre de cas positifs en Estrie.

Les risques sont bel et bien là, confirme le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier. 

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« Avec 900 personnes qui ont été infectées en Estrie, et même si on en avait manqué 10 fois plus avec les personnes asymptomatiques, on arrive quand même à moins de 2 % de la population qui a fait la maladie. Il y a encore beaucoup de gens qui peuvent contracter la maladie », indique le Dr Poirier.

Les mesures sanitaires mises en place fonctionnent bien : la distanciation physique de deux mètres, le lavage des mains et, depuis cette semaine, le port du masque qui s’est ajouté dans la lutte à la COVID-19.

« Il va falloir continuer d’appliquer toutes ces mesures à mesure que nous allons déconfiner. C’est certain que quand on reste confinés à la maison, on est protégés. Mais quand on recommence à travailler, à sortir, le risque augmente, d’où l’importance des mesures », soutient-il.

Alors que le Québec vise à atteindre 14 000 tests de dépistage par jour, l’Estrie s’en est vu attribuer 1000 par jour. Mais depuis quelques semaines, impossible d’atteindre ce nombre de dépistages quotidien avec des personnes présentant des symptômes!

« Avoir peu de cas, ça veut aussi dire avoir peu de gens qui ont des symptômes. Si jamais nous avons une deuxième vague, nous pourrons bien sûr réajuster le nombre de tests », ajoute le Dr Poirier.

Après l’ouverture il y a dix jours d’un Centre désigné de dépistage (CDD) à Sherbrooke où l’on peut subir un test de dépistage sans rendez-vous, un deuxième CDD ouvrira ses portes mardi à Bromont.

Pour le moment, les nouveaux cas sont principalement des travailleurs de la santé qui développent la maladie ainsi que leurs contacts à domicile. Le 18 avril, il y avait 148 des 19 000 employés du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui avaient été infectés. Ce nombre est passé à 168.

« Malgré toutes les mesures qui sont prises dans les hôpitaux, elles ne sont pas parfaites. Pour enlever un masque et une blouse, par exemple, il y a toute une procédure, mais nous travaillons avec des humains, et même des humains bien entrainés peuvent faire des erreurs dans les procédures », image le Dr Poirier.