Tristesse et rancoeur au salon funéraire

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Les proches de Roxanne Bouffard-Cyr n'avaient pas de mots tendres ni de sympathie pour Martin Nadeau, le jeune homme de 27 ans qui est accusé d'avoir enlevé la vie de la jeune Sherbrookoise. Plusieurs entretenaient encore une rancoeur à leur arrivée au salon de la Coopérative funéraire de l'Estrie.
Un hommage a été rendu hier soir à la victime du délit de fuite mortel, survenu dans la nuit du 11 au 12 janvier sur la rue Prospect à Sherbrooke. Tristesse, incompréhension et colère étaient au rendez-vous.
« Je lui veux du mal. Ce n'est qu'un idiot de ne pas avoir aidé Roxanne! L'important maintenant, c'est qu'il paie pour ce qu'il a fait », a lancé une amie de longue date, Mélodie St-Laurent.
« Ça ne se fait pas, laisser quelqu'un mourir sur le bord du chemin après l'avoir frappé avec son véhicule, a rappelé Nicole Rocheleau, une collègue de travail à la réception des Résidences Soleil. Peu importe les circonstances, il aurait dû assumer ses gestes et se livrer à la police! »
Un bon ami du père de Roxanne Bouffard Cyr, Jean-Pierre Vachon, a aussi extériorisé toute la haine qu'il entretient pour l'homme qui a été accusé d'être à l'origine de l'accident qui a coûté la vie à la petite fille que M. Vachon a vue grandir.
« Je suis enragé, tout comme mon ami Patrick Cyr évidemment. J'ai passé la nuit debout lorsque j'ai appris la nouvelle », a-t-il soufflé.
Texte complet dans La Tribune de samedi.