Selon la conseillère en communication au MTQ en Estrie, « pour limiter les impacts sur la circulation, la plupart des travaux en asphaltage sur les autoroutes estriennes, notamment les autoroutes 10, 410 et 610, se font de nuit parce qu’elles sont situées dans des zones urbaines considérées à gros débit ».
Selon la conseillère en communication au MTQ en Estrie, « pour limiter les impacts sur la circulation, la plupart des travaux en asphaltage sur les autoroutes estriennes, notamment les autoroutes 10, 410 et 610, se font de nuit parce qu’elles sont situées dans des zones urbaines considérées à gros débit ».

Travaux de nuit : le MTQ veut minimiser les impacts

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Les travaux réalisés de nuit par le Ministère des Transports (MTQ) ne s’expliquent pas seulement par une surcharge de travail des entrepreneurs, comme l’évoquait la directrice du Service des infrastructures urbaines de la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel, la semaine dernière. Il s’agit plutôt d’une philosophie du MTQ pour réduire l’impact sur la circulation.

Mme Gravel expliquait la semaine dernière qu’il était impensable de réaliser des travaux routiers de nuit à Sherbrooke, en réponse à une suggestion du conseiller Pierre Tremblay. M. Tremblay citait pour sa part le MTQ, qui minimise les impacts sur la circulation en se mettant au travail une fois la nuit tombée. Il espérait qu’on évalue les coûts associés à des travaux de nuit sur certaines grandes artères à Sherbrooke.

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Dominique Gosselin, conseillère en communication au MTQ en Estrie, explique que « pour limiter les impacts sur la circulation, la plupart des travaux en asphaltage sur les autoroutes estriennes, notamment les autoroutes 10, 410 et 610, se font de nuit parce qu’elles sont situées dans des zones urbaines considérées à gros débit. Par exemple, sur la 410, on peut parler de 39 000 à 44 000 véhicules par jour ». 

Pas le même environnement

Parmi les chantiers réalisés cet été, celui de la 410 et un autre sur l’autoroute 10 avaient déjà été planifiés en dehors des fortes périodes d’achalandage. « Nous avions spécifié dans le devis que les travaux devaient avoir lieu la nuit. Par contre, pour le chantier de l’autoroute 10 situé entre les sorties 133 et 137, le devis demandait des travaux de jour. L’entrepreneur a demandé s’il pouvait travailler la nuit parce qu’il devait déployer ses employés sur deux chantiers. »

Caroline Gravel n’avait donc pas tout faux en évoquant cette raison pour expliquer les façons de faire du Ministère.

« Les autoroutes ne sont pas situées dans le même environnement que les rues résidentielles. En tout temps, nous devons respecter la règlementation municipale », évoque Mme Gosselin. Les chantiers bruyants se dérouleront donc vraisemblablement de jour si des résidences sont situées à proximité. « Le type d’entraves et les façons de faire peuvent varier selon les régions. Chaque région a ses propres besoins. Pour chaque chantier, le MTQ porte une attention particulière à la durée des entraves. Une gestion de la circulation est produite avant la signature des contrats. Il arrive que des travaux soient réalisés de jour, en dehors des heures de pointe. »

Dominique Gosselin convient que les travaux de nuit entraînent des frais supplémentaires, entre autres en raison de la main-d’œuvre ou des équipements nécessaires. « Le MTQ évalue quand même qu’il est plus avantageux de faire ses travaux de nuit pour limites les impacts sur la circulation. »