Francis Meunier est chef du département de plastie de l’hôpital de Chicoutimi. Il tente maintenant d’aider où on a besoin de lui.
Francis Meunier est chef du département de plastie de l’hôpital de Chicoutimi. Il tente maintenant d’aider où on a besoin de lui.

«Nous ne sommes pas des héros, on veut juste aider»

Le plasticien Francis Meunier a interpellé la direction de la Santé publique il y a déjà un mois pour savoir où il pourrait être utile. Le médecin spécialiste était d’ailleurs en formation, jeudi, et sera dépêché où on aura besoin de lui. Et il tient à souligner le dévouement de tous les travailleurs de la santé, pas seulement celui des médecins.

Le docteur Meunier est le chef du département de plastie de l’hôpital de Chicoutimi et se spécialise, notamment, en reconstruction mammaire après un cancer, un domaine qui lui tient particulièrement à cœur. Toutefois, depuis le début de la pandémie de la COVID-19, il ne pratique qu’en cas d’urgence. Les chirurgies se font donc de plus en plus rares et toutes les interventions purement esthétiques sont suspendues.

Il y a déjà quelque temps, il a levé sa main, comme plusieurs de ses collègues, précise-t-il, pour être réaffecté à la Santé publique et venir en aide où les besoins étaient criants. Depuis, il travaille auprès des gens qui ont été en contact avec des personnes infectées et qu’on suspecte d’être porteurs.

Francis Meunier était d’ailleurs quelque peu réticent à parler publiquement de ses nouvelles tâches, puisqu’il ne veut pas attirer l’attention sur lui, alors que plusieurs autres travailleurs de la santé se retroussent également les manches. « Je ne suis pas un héros, je veux juste aider où il y a des besoins », souligne le jeune plasticien.

« Tout le monde fait sa part dans un contexte qui n’est vraiment pas facile. Je ne parle pas seulement des médecins, mais de tout le monde qui travaille en santé. Il faut souligner ça », note-t-il.

Un domaine au ralenti

« Comme vous savez, en chirurgie plastique, une partie de notre travail consiste en des urgences et des reconstructions après un cancer, mais la grande majorité est élective (ce qui a été annulé jusqu’à nouvel ordre depuis mi-mars). Donc, nous nous retrouvons avec suffisamment de temps libre pour prêter main-forte. Heureusement au Saguenay, la direction et les chefs de service sont proches et se parlent beaucoup, donc nous avons été réaffectés rapidement », explique le plasticien, qui est arrivé au Saguenay il y a un an pour prendre les rênes du département de plastie de Chicoutimi.

« On veut aider de n’importe quelle façon. Nous rentrons, retroussons nos manches et faisons ce qu’il faut pour que cette crise passe le mieux possible », a souligné le docteur Meunier.

Le plasticien s’attend à des journées très chargées. « Il y a énormément de demandes », a-t-il souligné.

Le plasticien termine en remerciant tous ceux et celles qui font leur possible. « Je pense notamment à tous les travailleurs essentiels qui s’arrangent pour que la vie continue, et ceux en confinement. Ça va bien aller ! », conclut le docteur Meunier.