À défaut d’avoir en place le théâtre de la place Nikitotek et avec les chantiers qui seront en cours, le défi sera grand pour animer le centre-ville de Sherbrooke durant l’été prochain, convient Destination Sherbrooke. On ignore aussi où la scène principale du Sherblues sera érigée.

Toujours pas de spectacle au centre-ville pour l’été 2020

Plus d’un mois après que la Ville eut décidé d’entreposer le théâtre de la place Nikitotek pour les prochaines années, aucune entente n’est encore intervenue pour présenter un spectacle d’envergure au centre-ville l’été prochain. À Destination Sherbrooke, on peine à mousser le marché de groupe en l’absence de confirmation d’un produit majeur à offrir.

« Nous ne sommes pas dans le coup des discussions avec Québec Issime, parce que l’entente relève de la Ville de Sherbrooke. On ne sait pas s’il y a quelque chose en pourparlers pour qu’un spectacle soit présenté au Théâtre Granada », indique Lynn Blouin, directrice à la commercialisation et aux communications à Destination Sherbrooke.

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Dans la foulée de la disparition temporaire ou permanente du théâtre extérieur, la directrice générale et artistique du Théâtre Granada, Suzanne-Marie Landry, s’était montrée ouverte à animer l’établissement qu’elle dirige pendant la saison estivale. Si c’était le souhait de la Ville, elle accueillerait volontiers une troupe comme Québec Issime.

Pas de nouvelles

« Nous n’avons pas eu d’information là-dessus. Nous n’avons pas parlé à Robert Doré (de Québec Issime) non plus. J’ai proposé le théâtre et on m’a demandé s’il était toujours libre pour l’été prochain. L’été, on vit un peu avec l’argent accumulé dans l’année. Il n’y a pas beaucoup de spectacles disponibles parce que les artistes se produisent dans les festivals. Ce qu’on met dans notre programmation, ce sont des gros spectacles ou des artistes d’envergure internationale. Sinon, on fait plus dans la location de la salle », résume Mme Landry.

À la Ville de Sherbrooke, on confirme que les pourparlers avec Québec Issime se poursuivent.

Suzanne-Marie Landry croit qu’un dénouement pourrait survenir cette semaine. « Il y aura certainement des choses qui bougeront dans les prochains jours. Si ça ne fonctionne pas avec Québec Issime, j’ai d’autres cartes dans ma manche. Tout ce que je sais, c’est que la Ville travaille là-dessus. »

À Destination Sherbrooke, on admet qu’il faut donc plancher sur les produits déjà existants, entre autres en offrant des itinéraires en partenariat avec les villes voisines. « Quelqu’un a téléphoné encore la semaine dernière pour le marché de groupe pour savoir quel spectacle nous avions l’été prochain. Tout ce qui est marché de groupe, on est en train de passer à côté. C’est maintenant que ça se passe » , confirme Lynn Blouin.

« Ça ne nous empêche pas de poursuivre la réflexion pour la suite. Nous continuons notre campagne de livret de coupons et nous essayerons d’ajouter une couche à nos propositions de roadtrips. »

Destination Sherbrooke aurait par ailleurs été prévenu de ne pas demander plus de budget pour ses activités en 2020. « Nous n’avons toutefois pas eu d’indication qu’il fallait revoir nos demandes à la baisse non plus » commente Mme Blouin.

En ce qui concerne le budget d’immobilisation, sans préciser lesquels, Lynn Blouin confirme que son équipe a déposé des projets.

Il reste qu’avec les travaux qui s’en viennent au centre-ville, avec le projet d’Espace Centro et la construction du pont des Grandes-Fourches, le contexte de l’été 2020 sera plus difficile. « Quand tu n’as pas de nouveauté, même si tu as des projets qui fonctionnent déjà, c’est plus difficile d’attirer les gens », ajoute Mme Blouin, précisant qu’il reste encore du temps pour élaborer un plan.

Pas trop tard

L’écho est semblable pour Suzanne-Marie Landry, qui estime qu’il n’est pas trop tard pour trouver des solutions pour animer le centre-ville l’été prochain. Si elle travaille déjà à la programmation du Sherblues, elle ignore où sa scène principale sera érigée parmi les chantiers.

« Je continue d’avancer. Je sais que j’aurai une scène majeure, mais je ne sais pas où elle sera. Nous pensons qu’elle sera en face de l’hôtel de ville, comme nous l’avons fait pour la Fête nationale. Le succès avait été concluant. Mais il faudra que nous le sachions bientôt. »

Suzanne-Marie Landry compte donc innover. « Nous avons des projets de faire des sites plus éclatés, plus disjonctés… Nous sommes prêts à travailler fort. Nous nous ajusterons. Il faut bonifier le Sherblues pour qu’il y ait plus de monde, peut-être en l’allongeant un peu. Une chose est certaine : nous aurons un Sherblues. Nous avons déjà de bons artistes de bookés. »