Les nouvelles sont encourageantes pour une personne, parmi les Canadiens rapatriés d’un bateau de croisière au Japon, qui ne se sentait pas bien à son arrivée au pays.

Test négatif pour un rapatrié du Diamond Princess en quarantaine à Cornwall

TORONTO — Les nouvelles sont encourageantes pour une personne, parmi les Canadiens rapatriés d’un bateau de croisière au Japon, qui ne se sentait pas bien à son arrivée au pays.

Cette personne a subi un test pour déterminer s’il avait contracté le nouveau coronavirus COVID-19. Ce test s’est avéré négatif.

Cette personne, dont on ignore l’identité, faisait partie d’un groupe de 129 Canadiens qui sont rentrés au pays vendredi à bord d’un avion nolisé par le gouvernement fédéral après des semaines de confinement dans leur cabine à bord du Diamond Princess, au Japon.

Le groupe a entamé une autre période de mise en quarantaine, pour deux semaines, cette fois au Centre Nav à Cornwall, où chaque personne est en isolement et sous surveillance.

L’Agence de la santé publique du Canada a confirmé qu’une personne du groupe n’allait pas bien après son arrivée au Canada. Celle-ci a immédiatement subi un nouveau test dont le résultat est négatif.

Aucun autre détail n’a été fourni.

Tous les passagers du Diamond Princess ont dû se soumettre à un test des autorités japonaises, pour détecter la présence du COVID-19, avant de pouvoir quitter le navire qui était amarré à Yokohama, depuis le début de février.

Ce bateau de croisière est devenu le plus grand foyer de contamination au nouveau coronavirus à l’extérieur de la Chine, où a pris naissance l’épidémie.

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Équipements médicaux: il n’y aurait pas de problème d’approvisionnement au Québec

L’Organisation mondiale de la Santé s’est récemment inquiétée de la disponibilité des équipements de protection dont ont besoin les travailleurs de la santé qui combattent le Covid -19 et de prix qui, dans certains cas, auraient bondi de 10 000 %.

Le ministère de la Santé du Québec refuse d’accorder des entrevues à ce sujet, mais promet que la situation est «gérée». Deux des principaux fournisseurs d’équipements médicaux de la province assurent quant à eux que des mécanismes ont été mis en place pour garantir la disponibilité des fournitures nécessaires en cas d’urgence — ce qui n’empêcherait pas certains établissements d’essayer de tirer la couverture de leur côté.

«Nous prenons des mesures pour surveiller nos équipements traditionnels de protection individuelle (ÉPI) (par exemple, les masques protecteurs, les gants d’examen, les survêtements, les couvre-chaussures et les écrans faciaux) en appui à nos clients existants et leur demande, en fonction de leurs besoins récents», a ainsi expliqué par courriel Erica Lewis, la responsable des communications pour Cardinal Health Canada.

«L’allocation de certains de nos ÉPI atteint 100 %, ce qui signifie que nous fournissons un volume en fonction des récents besoins historiques du client. Le niveau de stock de ces produits est actuellement gérable.»

Mme Lewis prévient toutefois que la «situation entourant le coronavirus est dynamique» et que Cardinal continue à surveiller l’évolution de la situation.

Même son de cloche du côté d’un autre fournisseur de premier plan, The Stevens Company, qui a été fondé au Royaume-Uni en 1830 et est implanté au Canada depuis 1874.

Son directeur du marketing, Robert Marshall, assure que des leçons importantes ont été tirées de la crise du SRAS, il y a quelques années, ce qui «a amélioré notre temps de réaction, aussi bien en ce qui concerne la distribution que la fabrication».

Certains établissements ne se gênent quand même pas pour essayer d’obtenir d’un seul coup tout le matériel qu’ils utiliseraient normalement en une année.

«Un établissement peut commander 20 000 caisses de quelque chose, mais il va probablement recevoir les mêmes 500 caisses que celles utilisées la semaine précédente ou celle d’avant, sauf si nos partenaires manufacturiers nous assurent que ce produit est disponible en quantités suffisantes pour nous permettre de soutenir ces volumes, a-t-il dit. Dans plusieurs cas [les établissements] essaient de commander dix ou vingt fois leur volume habituel.»

Il mentionne ainsi une situation en Ontario où un réseau hospitalier a apparemment acheté la totalité des respirateurs N95 dont disposait un fournisseur qui n’avait pas encore mis de filet de sécurité en place.

Pour éviter ce genre de situation, dit-il, Stevens a rendu «virtuellement» indisponibles tous ses équipements en les plaçant dans un entrepôt virtuel.

«Donc les clients peuvent en commander tant qu’ils veulent, mais ce que nous allons leur expédier est quelque chose de complètement différent, et ce sera seulement après une validation très serrée de chaque produit», a assuré M. Marshall.

Il n’a pas été possible de recueillir les commentaires d’un autre fournisseur important, Dufort et Lavigne.

Celui-ci écrit toutefois sur son site internet que «compte tenu de la hausse de la demande pour des produits en lien avec le coronavirus, Medline 5/8 Dufort et Lavigne prévient que, concernant les respirateurs N95, les masques et d’autres produits de protection, la priorité doit être accordée aux hôpitaux du Québec».

On ajoute ensuite que «les ventes à nos clients sont restreintes et l’allocation dépend des antécédents d’achats et de la disponibilité des produits. Il est interdit de vendre ces produits à l’extérieur de la province du Québec».

Concernant les prix, Mme Lewis assure que Cardinal «n’a pas augmenté les prix de ses ÉPI en réponse au coronavirus».

M. Marshall n’exclut en revanche pas que certains aient pu chercher à profiter de la situation.

«Je suis certain que ça peut s’être produit dans certaines juridictions, a-t-il indiqué dans un courriel. Je dirais que nos fournisseurs ont essentiellement été très éthiques (avec quelques exceptions).»

Il est aussi possible, poursuit-il, que des clients qui cherchent à s’approvisionner auprès de fournisseurs non traditionnels rencontrent des problèmes. Il mentionne ainsi des masques (comme ceux qu’on retrouve en pharmacie) dont le prix est passé de 2,60 $ à 13,80 $ par boite, soit un bond de 430 %. Jean-Benoit Legault, La Presse canadienne