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Les temps d’attente à l’extérieur au Centre de prélèvement Argyll affectent les usagers.
Les temps d’attente à l’extérieur au Centre de prélèvement Argyll affectent les usagers.

Temps d’attente «inacceptables» au Centre de prélèvement Argyll 

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
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« Attendre 40 minutes à l’extérieur, au froid, pour une prise de sang, c’est inacceptable », déplore Anouk Lavoie, qui a vécu cette situation mercredi matin dernier au Centre de prélèvement Argyll. 

Une quarantaine de personnes étaient dans la file, autant des personnes âgées que des personnes malades, indique-t-elle. Anouk Lavoie a tenté de faire une plainte au Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes (CAAP) de l’Estrie, qui n’a pas pu prendre la plainte, à son plus grand désarroi. 

« J’ai donc contacté le centre qui m’a donné mon rendez-vous pour au moins leur demander que les employés disent aux patients de s’habiller chaudement, mais on m’a dit que ce ne serait peut-être pas possible », regrette-t-elle. 

« Cette journée-là, il faisait soleil et pas si froid que ça au début, mais juste de sortir de chez moi pour prendre une prise de sang, pour moi, c’est stressant, avoue Mme Lavoie, qui est une personne à risque en raison de problèmes de santé. Alors l’attente dehors a amplifié tout ce stress-là, et rendu la prise de sang encore plus difficile. »

Le CIUSSS désolé de la situation

Joint par courriel, le CIUSSS de l’Estrie – CHUS dit prendre la situation au sérieux et être désolé pour les personnes qui ont dû attendre à l’extérieur.

En raison de la distanciation physique, l’établissement ne peut plus accueillir un grand nombre de personnes dans les salles d’attente. 


« Personne ne m’a informée de cette façon de faire. »
Anouk Lavoie

« On demande aux gens, pour certains types de rendez-vous, d’attendre à l’extérieur dans leur voiture. Les commentaires que nous recevons sont que les usagers apprécient généralement cette façon de faire. Cela réduit le risque de transmission de la COVID-19 et permet de minimiser le nombre de personnes rassemblées au même endroit, au même moment », indique le CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

« Personne ne m’a informée de cette façon de faire », regrette Anouk Lavoie. « Et dans la file, tout le monde se posait des questions, se demandait s’ils étaient à la bonne place », indique-t-elle, ajoutant qu’aucun employé n’est sorti pour informer les gens du temps d’attente ou de quelconques marches à suivre. 

Pour elle, la solution serait d’installer des chaufferettes de type terrasse si les délais d’attente ne peuvent être réduits. « Parce qu’attendre dehors en hiver, c’est dangereux pour la santé physique et psychologique des gens », soutient Anouk Lavoie. 

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS travaille actuellement à mettre en place une façon de communiquer les retards possibles aux usagers qui se présentent ainsi que le temps d’attente approximatif. « Nous sommes à établir un mode de fonctionnement pour leur permettre de retourner à leur auto pour attendre au chaud et revenir au bon moment », assure-t-il.

Afin d’éviter que de telles situations se produisent, l’établissement déconseille à la population d’annuler un rendez-vous en raison d’un retard dans la journée, et ce, afin de ne pas impacter la prise en charge médicale qui s’en suit.