Le gardien de sécurité du parc Ma Villa a rapporté qu’à son arrivée sur les lieux, quatre personnes mineures signaient un contrat et que les tatoueurs rassemblaient leur équipement.

Tatouages offerts à des mineurs

Deux personnes majeures ont offert des tatouages permanents à aiguille à plusieurs mineurs au coût de 20 $ l’heure, samedi, au parc Ma Villa de la rue des Colibris à Saint-Élie. Le gardien du parc est intervenu juste à temps ; les deux individus sont maintenant recherchés par le Service de police de Sherbrooke (SPS).

« L’enquête commence en début de semaine. On a une bonne description physique des suspects », commente le sergent Carl Pelletier du SPS.

Selon un avis publié sur Facebook, un des suspects aurait les cheveux bruns avec un tatouage sur le biceps droit, alors que l’autre aurait les cheveux roux frisés ainsi qu’un tatouage sur chacune des cuisses.

Le gardien de sécurité du parc a pu rassembler ces informations en se faisant passer pour un client. Selon lui, quatre personnes mineures signaient un contrat à son arrivée et les tatoueurs rassemblaient leur équipement, aiguilles et encre.

« On va regarder si ça se reproduit dans d’autres parcs. On n’a pas beaucoup d’informations encore, il va falloir s’informer auprès du procureur pour déterminer les accusations », explique l’agent Pelletier.

Plusieurs parents étaient inquiets d’apprendre qu’un incident de la sorte est survenu au parc Ma Villa. « C’est interpellant. Je ne pensais jamais faire de la prévention sur le tatouage auprès de mes enfants. Les suspects faisaient signer des contrats... Un contrat avec un mineur ça n’a pas de valeur. On veut que les gens le sachent », commente Christelle Lefebvre, résidante de Saint-Élie.

Il est à noter qu’aucune loi ne régit la pratique de perçages et de tatouages au Québec. Une certaine éthique veut que les artistes-tatoueurs suivent la loi sur le consentement aux soins de santé, qui stipule qu’un jeune de plus de 14 ans peut consentir seul à des soins de santé. Par contre, la majorité des salons de tatoueurs exigent une autorisation parentale pour tatouer les jeunes de moins de 18 ans.

Une plainte a été faite auprès du SPS et le dossier sera transmis aux enquêteurs dès lundi. Les policiers ont d’ailleurs effectué une surveillance accrue du secteur tout le week-end. Si des citoyens détiennent des informations pertinentes pour retrouver les suspects, ils peuvent contacter le SPS au 819 821-5555.