Le tapis rouge a été déroulé pour les quelque 700 élèves de l’école Coeur-Immaculé mardi matin pour la rentrée scolaire de la CSRS.

Tapis rouge pour les élèves

Enfant, Mélanie Custeau fréquentait l’école primaire Cœur-Immaculé. Une trentaine d’années plus tard, elle se retrouve à sa barre, à titre de directrice d’école. Mardi matin, la directrice passionnée accueillait près de 700 élèves dans l’établissement primaire le plus populeux de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS). Pour l’occasion, tous les élèves étaient conviés à marcher sur le tapis rouge afin de devenir les « acteurs de leur réussite ».

La directrice arborait, à l’instar de plusieurs de ses collègues, un boa en plumes. Les enfants avaient été invités à prendre des airs de vedettes. 

« Ce qu’on veut, c’est que les élèves utilisent leurs forces, leurs stratégies et qu’ils mettent tout en place pour la réussite de leur premier rôle dans leur vie et pour entreprendre d’autres rôles plus tard. Les enseignants sont les acteurs et les metteurs en scène de tout ça », souligne Mélanie Custeau.

Mélanie Custeau aura vu l’école Cœur-Immaculé avec différents regards : celui d’élève, de directrice adjointe et maintenant de directrice.

Cœur-Immaculé regroupe 32 classes, dont deux classes points de service. L’établissement situé sur la 15e Avenue Sud à Sherbrooke est maintenant rempli à pleine capacité. Mélanie Custeau a fréquenté l’école primaire dès sa maternelle. Elle y est revenue en 2011 à titre de directrice adjointe pendant deux ans. Elle y avait côtoyé, à ce moment, certains de ses anciens professeurs, qui sont maintenant partis à la retraite. « Pour moi, c’est comme une continuité dans ma vie. Je vais avoir joué plusieurs rôles. C’est un gros défi », dit celle qui est arrivée en poste début juillet. Son sentiment d’appartenance envers son école est donc très fort, souligne-t-elle. « Les enfants et les adultes qui sont passés ici l’ont gravée dans le cœur. »

C’est le cas de Daniel Quirion, un père de trois enfants qui a aussi fréquenté l’établissement lorsqu’il était enfant. Celui qui accompagnait ses deux filles en compagnie de sa conjointe et de son fils se souvient très bien des campagnes de financement menées pour le parc-école, mais aussi de l’arbre planté il y a 30 ans qui surplombe aujourd’hui la cour. 

Aujourd’hui, la petite famille est installée tout près de Cœur-Immaculé. Des souvenirs, l’ex-élève en a beaucoup. 

« C’est mon école de quartier. À l’époque, je vivais à Fleurimont (...) Mes frères venaient ici. Il y avait une appartenance qui était forte. Les souvenirs principalement, c’était la piscine, le ballon prisonnier, le gymnase, les profs d’éduc, tout ce qui est lié aux sports. » La petite famille vit dans le quartier et le père de famille devenu architecte croise beaucoup de gens qu’il côtoyait enfant. 

Mélanie Custeau souligne l’importance du rôle des parents dans la réussite de leurs enfants. Daniel Quirion confirme l’importance qu’ont pris ces parents dans son parcours. « Quand je regarde nos propres parents, comment ils se sont impliqués pour nous (...) je pense que je suis redevable et je le transmets à mes enfants. » 

La nouvelle directrice, qui est passée par plusieurs établissements avant de retourner là où elle a passé son enfance, n’a que de bons mots pour ses collègues. Elle souligne l’importance des enseignants auprès des enfants. « Pour moi, il faut qu’ils fassent une différence. Tout le monde a ses forces, ses différences... »

Selon les dernières données de la CSRS, Cœur-Immaculé compte le plus grand nombre d’élèves inscrits au primaire, soit un peu plus qu’à la Maisonnée. 

La rentrée a sonné pour environ 20 000 élèves, mardi. En tout, avec le secteur des adultes, la CSRS en compte environ 25 000.