L’Université de Sherbrooke n’entend pas modifier son système de notation pour la session d’été comme elle l’a fait pour la session d’hiver.
L’Université de Sherbrooke n’entend pas modifier son système de notation pour la session d’été comme elle l’a fait pour la session d’hiver.

Système de notation : impasse entre la FEUS et l’UdeS

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
SHERBROOKE -  L’Université de Sherbrooke n’entend pas modifier son système de notation pour la session d’été comme elle l’a fait pour la session d’hiver. La Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS) déplore la décision de l’institution. La fédération souhaite que les étudiants puissent choisir entre le mode de notation régulier (en lettres) et le mode de notation alternatif, avec mention de réussite/échec, qui n’affecte pas la moyenne cumulative. 

Cette façon de faire a été adoptée à la suite de la fermeture physique de l’institution, le 13 mars dernier, à la suite des différentes modalités pédagogiques qui ont été mises en place.

« Chaque semaine, la FEUS reçoit nombre de témoignages de la communauté étudiante, relatant les conditions difficiles dans lesquels ils doivent poursuivre leur session.

Plusieurs personnes témoignent de la situation de santé psychologique précaire dans laquelle elles se trouvent présentement », écrit la FEUS dans une lettre ouverte, où elle fait allusion au stress généré par le confinement.

La FEUS cite du même coup un sondage mené par Léger pour le compte de la Croix-Rouge canadienne qui révélait qu’à l’ère de la COVID-19, « près de la moitié des jeunes adultes au Canada sont en proie à une anxiété profonde et affichent des symptômes de dépression ».

Le coup de sonde a été réalisé du 15 au 20 avril. « D’autres personnes font part de leur environnement d’étude inadaptée à leur besoin, par exemple dans une maison trop pleine ou avec une connexion internet déficiente. Dans la même ligne d’idée, les parents aux études doivent maintenant concilier leur propre éducation en ayant en plus à leur charge celle de leur(s) enfant(s). » 

« Les modalités de prestation des activités pédagogiques et d’évaluation des apprentissages ont été communiquées aux étudiantes et aux étudiants au début du trimestre. À la différence de ce qui s’est passé à l’hiver, il n’y a pas de changements à cet égard au trimestre d’été. Les étudiantes et étudiants qui le souhaitent peuvent bénéficier d’une mesure leur permettant d’être considérés à temps complet cet été, avec un nombre de crédits moindres qu’à l’habitude. Celles et ceux qui vivent des situations particulières, par exemple les parents étudiants, peuvent bénéficier de mesures d’accommodement », a réagi par courriel la vice-rectrice aux études, Christine Hudon.

Or, aux yeux de la FEUS, le raisonnement de l’Université « ne tient pas la route ».

« Bien que l’effet de surprise ne soit effectivement pas présent, il n’en reste pas moins que la communauté étudiante fait encore face à des conditions adverses, pouvant influencer négativement leur performance et leur rendement scolaire. L’accès aux études supérieures ou à un emploi convoité est ainsi mis en péril », estime la fédération, qui avait récemment dénoncé cette situation à La Tribune