Sylvie Roy propose d'abolir les pancartes

La députée sortante d'Arthabaska, Sylvie Roy, a lancé un défi à ses rivaux en vue de la campagne électorale. Par souci d'économie, mais surtout d'écologie, elle souhaite que l'ensemble des candidats mettent de côté les traditionnelles pancartes électorales.
« Ici dans Arthabaska, ça fait partie de notre personnalité, le développement durable. Je propose un projet-pilote, celui d'abandonner les pancartes électorales. Ce serait bien de démontrer que l'on respecte notre environnement et nos gens en optant pour d'autres façons de promouvoir notre candidature », a-t-elle dit, faisant notamment allusion à la flambée des réseaux sociaux.
Au dépotoir
Selon la représentante de la Coalition avenir Québec, il est impossible de recycler les matériaux utilisés pour la fabrication des pancartes électorales. Elles ont souvent une deuxième vie dans les écoles, mais se retrouvent ultimement à l'enfouissement. Seulement dans Arthabaska, ce sont plusieurs centaines de ces pancartes qui se retrouvent dans les dépotoirs chaque élection.
Mme Roy n'a pas sondé les candidats des autres partis. Elle se doute bien que Québec solidaire et le Parti vert accueilleront l'idée favorablement. Reste à voir ce qu'en penseront les représentants péquiste et libéral. Si l'un des deux tient à ses affiches, elle sera prête.
« La photo est prise, il ne reste qu'à demander l'impression des pancartes. Mon équipe est également prête pour les poser. Je prends une chance en proposant ça, mais je serai capable de réagir si l'idée ne passe pas », a-t-elle signifié, faisant comprendre que l'idée ne provenait pas de soucis financiers.
Sylvie Roy a hâte d'amorcer une cinquième campagne. Son activité de financement aura lieu le 12 mars, son local est trouvé et le budget est établi. Elle n'attend que le signal de départ.
Amenée à discuter de la décision de Gaétan Barrette de lever le nez sur la Coalition avenir Québec au profit du Parti libéral, la députée n'a pas mâché ses mots, traitant son ancien collègue d'opportuniste.
« Il manque de conviction. À entendre ce qu'il disait de Philippe Couillard lors de la dernière campagne électorale, ça fait un peu bizarre de le voir prendre des photos avec lui. Il veut être ministre et il a choisi le chemin le plus facile. Nous sommes un parti de conviction et d'idées. C'est toujours un peu plus compliqué », a-t-elle indiqué.