S’il perd son emploi, Kevin ne manquerait de rien.

Survivalisme modéré

Kevin (nom fictif) est survivaliste. Il ne croit pas à la fin du monde ni à une attaque de zombies. Kevin se prépare au cas où il perdrait son emploi ou si un autre pays décidait de débarquer et de déclarer la guerre.

Si la troisième guerre mondiale débutait demain matin, Kevin serait prêt. Le survivaliste conserve ses pâtes, ses haricots et plusieurs produits secs dans des sacs spéciaux qui retirent un maximum d’oxygène.

La passion de Kevin a commencé de manière graduelle. « Je me suis intéressé au survivalisme à l’âge de 18 ans en regardant des émissions à la télévision. Je me suis demandé ce qu’il arriverait si je perdais mon emploi. J’ai donc acheté plus d’épicerie afin d’accumuler les denrées », explique-t-il.

Par la suite, Kevin a commencé à penser un peu plus loin. Qu’arriverait-il si une deuxième crise du verglas survenait ? « Je me suis demandé si je pouvais vivre sans électricité pendant un mois, indique celui qui vit dans un appartement. La réponse était non. J’ai donc beaucoup de nourriture en conserve », indique-t-il.

Si Kevin devait évacuer son appartement, il serait prêt. « Je me suis acheté un sac d’évacuation. Il y a pour trois jours d’eau. Elle n’est pas liquide, car ce serait trop lourd. J’ai donc des petites capsules qu’on met dans l’eau et ça la désinfecte. Il y a également pour trois jours de nourriture. Il y a deux couteaux, deux paires de pinces, etc. L’important, c’est de toujours avoir deux exemplaires de chaque article », conseille-t-il. 

Pour débuter en survivalisme, la première chose à faire est d’acheter ce genre de sac d’évacuation, selon Kevin. « Il y a des gens qui s’achètent des sacs en ligne, mais ils sont généralement de moins bonne qualité. La meilleure place pour magasiner ce genre de sac, c’est le Surplus d’armée. C’est conçu pour la guerre », assure-t-il.

Une passion secrète

Kevin ne veut pas que les gens sachent qu’il est survivaliste. Même les gens qui sont près de lui comme ses parents, entre autres, ne savent rien de sa passion. Seuls lui et sa conjointe sont au fait des vives entreposées dans une petite pièce de leur appartement.

Lorsqu’on entre dans la chambre d’amis où Kevin entrepose sa nourriture, rien ne parait. La nourriture est placée dans des boîtes. Seules les bouteilles d’eau paraissent. Le reste est placé dans de nombreuses boîtes. Avoir beaucoup d’argent comptant est aussi important, car en cas de crise majeure, les machines qui lisent les cartes peuvent être hors d’usage.

S’il se considère comme étant quelqu’un de modéré, Kevin est certain que les survivalistes peuvent être intenses. « Certaines personnes peuvent même suivre leur cours d’arme à feu afin de se défendre! », assure-t-il.

Les intéressés à la pratique du survivalisme peuvent obtenir plus d’information, de trucs et de conseils sur le groupe Facebook « Survivalistes Canada ».