En tout, 55 projets ont été subventionnés par le CRSNG. 10 565 660 $ proviennent des 55 subventions à la découverte, 162 500 $ sont des suppléments Tremplin remis à 13 jeunes chercheurs et 360 000 $ découlent de trois suppléments d’accélération, pour un total de 11 088 160 $.

Subventions du CRSNG: l’UdeS au-dessus de la moyenne

L’Université de Sherbrooke (UdeS) peut se réjouir : 55 des 74 demandes de subventions ont été acceptées par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Au total, les chercheurs dont le projet a été accepté se partageront un peu plus de 11 millions de dollars, répartis sur cinq ans.

« Ce sont des concours chaque année où les chercheurs appliquent pour avoir des subventions parmi les programmes du gouvernement fédéral, explique le recteur Pierre Cossette. On a un taux de 74,32 %, qui est bien au-delà de la moyenne nationale établie à 66,95 %. »

« C’est aussi une excellente nouvelle, car ce sont des subventions de cinq ans qui vont permettre à nos professeurs de faire des recherches hyper intéressantes dans une variété de domaines, poursuit-il. Il y a quatre de nos huit facultés qui reçoivent des subventions, c’est vraiment une belle nouvelle. »

Comment faire pour continuer à améliorer ces résultats ? « On continue à travailler sur notre recrutement. On essaie de bien aider et outiller nos chercheurs. On a créé des thèmes fédérateurs pour être parmi les meilleurs dans les domaines dans lesquels on fait de la recherche. C’est important que notre recherche soit pertinente et permette de former des étudiants aux études supérieures », répond Pr Cossette.

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, est fière de constater cet excellent résultat, non seulement comme députée de Compton-Stanstead, mais également comme diplômée de l’UdeS. Pour elle, le financement de la recherche est « fondamental ». « Ce n’est pas juste du court terme. Il faut investir dans l’avenir, autant dans la recherche fondamentale que dans la recherche appliquée. Il faut investir dans nos jeunes, le faire de façon à s’assurer de représenter les femmes et la diversité du Canada. Les moments où on est le plus fort, c’est quand on est assis autour d’une table et qu’on a des gens de différentes générations, des hommes et des femmes, de l’expertise complémentaire », assure-t-elle.

Important pour les chercheurs

Professeur titulaire au département d’anatomie et biologie cellulaire, Fernand-Pierre Gendron profitera d’une subvention de 160 000 $ répartis sur cinq ans. « On examine le microbiome intestinal et ce qui est sécrété par les cellules épithéliales de l’intestin. Un récepteur, c’est un peu comme une serrure. On cherche les clés qui vont venir s’y insérer. On espère guérir le cancer, c’est la partie plus appliquée. Fondamentalement, on veut connaître le mécanisme », explique celui qui est professeur depuis 14 ans à la Faculté de médecine.

« On a un montant intéressant. Ça nous permet de faire avancer le programme de recherche, de subventionner au moins un étudiant gradué », résume celui qui, avec son équipe, travaille sur ce projet depuis environ six mois.

Pour Mélanie Trudel, qui a comme projet de mettre à jour les cartes des zones inondables de la région, ce financement représente une excellente nouvelle.

« On a d’autres sources de financement, dont les MRC et la Ville de Sherbrooke. Ce financement s’étend rarement sur une période de cinq ans. C’est donc une plus-value, ça nous assure une continuité pour former des étudiants gradués, particulièrement au doctorat, qui vont venir enrichir le milieu du travail avec des méthodes à la fine pointe et des connaissances approfondies. En tant que jeune chercheuse, ça va me permettre d’aller chercher d’autres subventions dans les prochaines années. Je considère que c’est une belle reconnaissance de nos pairs. Les subventions sont évaluées par un comité de chercheurs établis dans notre domaine de recherche », a-t-elle témoigné lors de la conférence de presse organisée par l’UdeS.