Il faut désormais monter dans les autobus par la porte arrière pour assurer une plus grande protection des chauffeurs.
Il faut désormais monter dans les autobus par la porte arrière pour assurer une plus grande protection des chauffeurs.

STS: les passagers doivent utiliser la porte arrière

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Les utilisateurs du transport en commun doivent désormais entrer par la porte arrière des autobus pour limiter les risques de contamination des chauffeurs. Par ailleurs, si l’achalandage diminue de façon importante dans ses véhicules, la Société de transport de Sherbrooke (STS) pourrait passer à son horaire d’été.

La décision d’utiliser la porte arrière des autobus a été prise en collaboration avec l’Organisation municipale de sécurité civile et le syndicat des chauffeurs.

« Cette mesure vise à préserver à la fois la sécurité et la santé de nos chauffeurs d’une éventuelle contamination du virus. Par le fait même, nous souhaitons nous assurer d’un nombre suffisant de conducteurs pour le maintien de nos opérations et pour offrir un service sécuritaire à la population. Ainsi, le transport en commun sera maintenu pour les personnes qui ont besoin de se déplacer sur le territoire », mentionne Patrick Dobson, directeur général de la STS.

Des affiches indiqueront aux passagers de circuler par la porte arrière. Dans les circonstances, il n’y aura pas de validation des titres de transport. La STS demande donc la collaboration de ses usagers pour qu’ils soient en possession d’un titre de transport valide. 

Pour la perception en argent ou sous la forme de jetons, la STS travaille à mettre en place une forme de perception à l’arrière de l’autobus.

Tous ceux ayant besoin de la rampe d’accès pour l’embarquement pourront néanmoins continuer à passer par la porte avant.

Stéphane Simoneau, coordonnateur aux mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke, tient pour sa part à rappeler que le transport en commun est important pour les citoyens en période de crise. 

« La démarche de la Société de transport s’inscrit dans l’objectif de la santé publique de modifier les comportements afin d’assurer la continuité du service, tout en protégeant le personnel et la clientèle. »

Horaire d’été plus tôt

À la suite d’une question d’une citoyenne lundi au conseil municipal, le président de la STS, Marc Denault, a évoqué la possibilité de passer à l’horaire d’été, donc de services réduits, si l’achalandage dans les autobus diminue de façon importante. 

« Le conseil d’administration a demandé à la direction générale de mettre en place des équipes de façon permanente pour faire l’entretien des véhicules. Nous avons embauché une firme externe pour nous aider. Les véhicules sont lavés tous les jours, soit les planchers, les mains courantes, les barres de préhension, l’habitacle du chauffeur. On parle de maintenir le réseau tant que nous aurons les ressources en place. Si on voit des baisses significatives d’achalandage, nous pourrons passer à l’horaire d’été », a dit M. Denault. 

Les premiers constats de la STS font état d’une baisse importante d’achalandage, tant dans les réseaux réguliers que dans le transport adapté. L’absence de la clientèle étudiante, en raison de la fermeture des établissements d’enseignement, est perceptible, affirme-t-on aux communications de la STS.

« Le risque de contracter la maladie COVID-19 demeure faible dans les transports en commun. Toutefois, le conseil d’administration souligne qu’il est important de mettre en œuvre un certain nombre de mesures préventives afin de protéger la santé et la sécurité de la clientèle et du personnel de la STS », ajoute Marc Denault.

La STS rappelle à ses clients les mesures d’hygiène de base, soit de tousser dans leur coude, de jeter les mouchoirs de papier et de laver leurs mains.

Toute l’information liée au coronavirus à la Société de transport de Sherbrooke peut être consultée au sts.qc.ca sous l’onglet COVID-19.