La tarification des stationnements au campus principal de l’UdeS permettra à l’institution de financer son programme incitatif de transport en commun pour ses employés.

Stationnements payants : une question d'équité, selon l'UdeS

L’Université de Sherbrooke prévoit investir environ 200 000 $ afin de financer son programme incitatif de transport en commun chez ses employés. Alors qu’environ 1,5 % d’entre eux utilisent le transport en commun, l’institution souhaite que ce chiffre grimpe à 5 %. La tarification mise en place les week-ends sur le campus principal permettra à l’institution de financer cette mesure prévue dans sa Stratégie de mobilité durable 2018-2022.

L’institution se donne environ trois ans pour atteindre cette cible, question de laisser le temps à sa communauté de changer ses habitudes. Elle aimerait ainsi récupérer l’équivalent de 300 espaces de stationnement au campus principal.

La vice-rectrice à l’administration et au développement durable, Denyse Rémillard, estime qu’il est trop tôt pour s’avancer sur les retombées financières de cette nouvelle tarification. Elle note que des estimations ont été réalisées, mais que les modalités ne sont pas encore tout à fait ficelées. « Il nous reste encore du travail à faire. »

« Pour nous, c’est plutôt une question d’équité. On s’entend : c’est une mesure associée au programme incitatif. Cette mesure a été bien accueillie par la communauté universitaire, autant chez les étudiants que chez les syndicats... C’est vraiment quelque chose de bien reçu par la communauté universitaire, considérant que l’objectif est de financer le programme incitatif », commente Mme Rémillard, qui rappelle que les stationnements étaient payants les week-ends avant 2003. L’article de La Tribune a cependant fait beaucoup réagir sur les médias sociaux, plusieurs déplorant que ces coûts s’additionnent à ceux d’un spectacle ou d’activités tenues sur le campus. 

Le Centre culturel a annoncé à ses clients par courriel jeudi que les stationnements seraient payants les vendredis soirs, les samedis et les dimanches à compter du 1er mai 2019. Cette mesure touche plusieurs utilisateurs et automobilistes, notamment ceux qui suivent des cours au Centre sportif ou qui assistent à des compétitions, par exemple. « On se garde le droit de décréter la gratuité lors de certaines activités », précise-t-elle en soulignant que ce serait sans doute le cas à la collation des grades. 

180 employés inscrits

Environ 180 employés se sont inscrits à ce nouveau programme en vigueur depuis le 1er janvier. 

La contribution de l’UdeS, qui emploie environ 7000 personnes dans l’ensemble de ses campus, est de l’ordre de 50 $ par mois et elle est combinée à un rabais de la Société de transport de Sherbrooke (STS). 

Les employés à temps plein peuvent notamment obtenir un titre mensuel d’abonnement au transport en commun à seulement 16 $, valide en tout temps et sur tous les circuits. En comparaison, un autre utilisateur de la STS paie son laissez-passer mensuel régulier 79,20 $.

L’UdeS a aussi annoncé la mise en service de l’application B-Citi, la même plateforme pour payer le stationnement que celle utilisée par la Ville de Sherbrooke. La plateforme fonctionne comme les horodateurs des stationnements de l’UdeS, c’est-à-dire que les gens doivent entrer leur numéro de plaque d’immatriculation afin de payer leur stationnement. Une fois l’application téléchargée et le compte créé, il suffit de sélectionner, dans « ville », l’onglet « USherbrooke » : ensuite, on choisit le parc de stationnement dans lequel on se trouve, le numéro de plaque, puis le nombre d’heures, explique-t-on à l’UdeS.