Les levées d’interdiction de stationnement nocturne seront dorénavant possibles durant tout l’hiver, soit du 15 novembre au 31 mars.

Stationnement nocturne: les levées d’interdiction possibles tout l’hiver

Les levées d’interdiction de stationnement nocturne seront dorénavant possibles durant tout l’hiver, soit du 15 novembre au 31 mars. Même si la deuxième année du projet pilote, qui limitait les périodes où les levées d’interdiction pouvaient survenir, s’est mieux déroulée que la première, les élus sherbrookois ont décidé de mettre fin au projet lundi soir lors du conseil municipal.

« Les gens nous envoyaient des commentaires en nous demandant pourquoi on arrêtait certaines semaines alors que ça allait bien », explique Guylaine Boutin, directrice du service d’entretien et de la voirie.

Mais même si les levées seront possibles en tout temps, Mme Boutin souhaite rappeler l’importance de toujours vérifier. La Ville diffuse l’information à partir de 16 h chaque jour.

« Les citoyens se doivent d’aller voir chaque jour parce qu’il ne faut pas se fier seulement à la météo. On a des opérations d’enlèvement de neige et on ne le fait pas pendant les opérations de tassement donc souvent on va travailler quand il ne neige pas. Le stationnement dans la rue se doit d’être un plan B. C’est pratique pour la visite, mais ça ne devrait pas être le plan A des citoyens parce que ça ne fonctionnera pas. »


« Ça leur coûte moins cher d’obtenir une contravention à Sherbrooke que de se stationner à Montréal par exemple, »
Guylaine Boutin

La fin du projet pilote se traduit également par une augmentation du montant des contraventions qui seront distribuées aux gens stationnés dans les rues alors que l’interdiction est maintenue. Le montant passera de 35 $ à 50 $.

« Ce qu’on lit dans les commentaires des gens c’est que ça leur coûte moins cher d’obtenir une contravention à Sherbrooke que de se stationner à Montréal par exemple, mentionne Mme Boutin. C’est un peu agaçant pour nous. Ce n’est pas tant de voir cet argent dans les coffres de la Ville, c’est plus que ça retarde des équipes qui travaillent à plus de 1000 $ de l’heure. »

La deuxième année du projet pilote avait vu une diminution de 18 % des contraventions émises et de 12 % du nombre de remorquages. Le bilan restait tout de même mitigé.

Surplus et déficit pour le déneigement

Les conditions météorologiques ont eu des effets directs sur le budget de déneigement 2017 de la Ville de Sherbrooke. Malgré le fait que les trois dernières semaines de décembre ont été exténuantes pour les équipes de déneigement, l’arrivée tardive de l’hiver a fait en sorte que cette période s’est soldée avec un surplus budgétaire de 247 000 $. Finalement, les opérations de déneigement pour l’année civile et budgétaire 2017 se sont terminées avec un surplus d’environ 195 000 $.

L’histoire est toutefois différente jusqu’à maintenant en 2018.

« On peut penser qu’on sera en situation de dépassement budgétaire si les conditions cet automne ressemblent à celles des dernières années, résume Mme Boutin. On a eu des surprises aussi dans les dernières années. C’est imprévisible. »

« Tous les postes budgétaires sont en dépassement, poursuit-elle. On a dû utiliser beaucoup de sels à déglaçage à cause du gel et dégel. On a eu six épisodes de verglas et 306 cm de neige alors que la moyenne des cinq dernières années était de 250 centimètres. On a fait beaucoup d’enlèvements de neige. »

En 2013, les dépenses de déneigement ont atteint un sommet de 4,1 M$ alors qu’en 2015, elles ont été d’aussi peu que 1,9 M$. L’impact budgétaire réel ne sera donc connu qu’au 31 décembre 2018, mais la Ville anticipe une perte pour la fin de l’année d’environ 1 M$ pour l’entretien hivernal.