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Stationnement: des constats de 108$ pour des adeptes de plein air

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
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Une vingtaine d’autres adeptes de plein air ont eu la désagréable surprise de recevoir une contravention pour stationnement illégal, en fin de semaine, après avoir laissé leur auto en bordure de rue pour aller marcher ou skier dans la région.

À Sherbrooke sur le chemin Laliberté, c’est une douzaine de contraventions qui ont été données samedi après-midi à la hauteur du Relais de ski de fond de Saint-Élie. On parle de constats de 108 $, soit 60 $ plus les frais. 

Comme sur le chemin Blanchette il y a quelques semaines, où se trouve la base de plein air André-Nadeau, on reproche à ces automobilistes d’avoir immobilisé leur véhicule sur une route où la limite de vitesse est de 70 km/h. 

L’un d’eux, Daniel Demers, a interpellé le conseiller municipal du secteur, Julien Lachance, ainsi que La Tribune, pour dénoncer une situation qu’il juge dépourvue de discernement puisqu’il n’y a aucun panneau de stationnement interdit à cet endroit et que le petit stationnement de 12 places était plein en ce bel après-midi. 

Le citoyen est d’autant plus déçu qu’en sortant ses skis de son automobile, raconte-t-il, il a vu l’autopatrouille qui circulait dans le secteur. « Au lieu d’avertir les gens, ils ont attendu que nous soyons partis pour récolter le maximum possible. »

Au Service de police de Sherbrooke, la porte-parole Isabelle Gendron précise que les policiers se sont rendus sur place à la suite d’une plainte, qu’ils ont actionné les gyrophares durant leur intervention pour faire ralentir la circulation tellement la situation était périlleuse et qu’au moins cinq automobilistes ont quitté sans recevoir de contravention.

« Notre but, dit-elle, n’est pas de donner des tickets, mais on ne peut pas non plus passer notre temps à retourner sur place pour remettre des avis sans frais. Comme automobiliste, on ne peut pas ne pas connaître la règlementation. »  

Contacté par trois des douze contrevenants, le conseiller Julien Lachance était en mode solutions lundi matin.

« Je trouve ça dommage comme situation alors qu’on encourage les gens à faire du sport, explique-t-il en entrevue avec La Tribune. Je comprends que la loi interdit le stationnement à cet endroit, mais il n’y a pas de panneau et ce n’est pas évident pour le commun des mortels. J’aurais préféré qu’on trouve une autre façon de le signaler aux gens plutôt que d’aller tout de suite en répression. »

Le deuxième stationnement sera déneigé

Alors que pour le chemin Blanchette à la fin de janvier, le débat s’est fait de façon accélérée à l’hôtel de ville et qu’on a statué que la vitesse serait réduite de 70 km/h à 50 km/h sur le tronçon problématique, M. Lachance était satisfait d’annoncer, en fin d’après-midi lundi, qu’un deuxième stationnement serait accessible sur le chemin Laliberté dès la prochaine fin de semaine. 

Situé à proximité du premier, celui-ci permettra de doubler « facilement », dit-il, le nombre de places disponibles.

« Ce n’est pas sur un terrain municipal, mais le propriétaire nous a donné son accord. Il n’était plus déneigé depuis quelques temps peut-être parce qu’on n’en avait plus besoin. Mais avec la COVID, tous les sites de plein air sont achalandés et on peut le comprendre, on en a besoin pour notre santé morale et physique. ».

Selon l’évolution de la situation, le politicien ne ferme pas la porte à l’idée de demander qu’on renforce la signalisation ou même qu’on abaisse la limite de vitesse permise.

Pour ce qui est de cette dernière solution, Isabelle Gendron fait valoir que cela risque de soulever d’autres enjeux de sécurité dans un secteur qui ne justifie pas qu’on limite la vitesse à 50 km/h.

Selon elle, la solution passe par la sensibilisation et l’information. Elle suggère que le Relais de ski de fond rappelle à sa clientèle que le stationnement est interdit sur le chemin Laliberté et que d’autres accès aux sentiers sont possibles quand le stationnement est plein.

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Huit constats de plus sur des Nénuphars

Dans le Canton d’Orford, la Régie de police de Memphrémagog a quant à elle donné huit contraventions de plus en fin de semaine dans le secteur du chemin des Nénuphars, malgré l’ajout d’un panneau rappelant l’interdiction de stationner en tout temps en hiver à cet endroit.

C’est la troisième fin de semaine d’affilée que des contraventions pour stationnement illégal sont remises sur les chemins des Nénuphars et de la Sucrerie, où on trouve des accès aux sentiers de randonnée du parc du Mont-Orford et de Sentiers de l’Estrie.

« Malgré ce nouvel effort [de signalisation], huit contraventions ont été distribuées aux randonneurs qui choisissent de faire fi de la règlementation », précise le lieutenant Carl Pepin de la RPM. 

« Nous rappelons aux randonneurs que lorsque les stationnements sont pleins, il n’y a présentement pas d’option permettant le stationnement dans les rues de la municipalité », ajoute-t-il.

Sur le territoire de la RPM, les municipalités de Canton d’Orford et de Sainte-Catherine-de-Hatley ont toutes deux la particularité d’interdire le stationnement en tout temps sur les chemins municipaux de novembre à avril.

À Orford, cette règlementation a été adoptée pour assurer un déneigement approprié et sécuritaire pour les usagers et les travailleurs, dont un contexte de rues étroites et de topographie accidentée.