C’est une partie de ce stationnement que la Ville de Sherbrooke doit acheter pour dévier la rue des Grandes-Fourches.
C’est une partie de ce stationnement que la Ville de Sherbrooke doit acheter pour dévier la rue des Grandes-Fourches.

Stationnement de la Maison du cinéma : la Ville devra payer 109 $ de plus pour chaque mètre carré

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
 Le terrain de stationnement que la Ville rachètera à la Maison du cinéma lui coûtera finalement 109 $ de plus du mètre carré que ce qu’elle avait payé en 2006.

Selon les données obtenues du Service des communications de la Ville de Sherbrooke, la Ville avait vendu un stationnement de la rue des Grandes-Fourches à la Maison du cinéma pour 636 800 $ en 2006. La Ville cédait alors une superficie de 7935,10 mètres carrés, pour un prix de 80,25 le mètre carré.

En raison du nouveau tracé de la rue des Grandes-Fourches, la Ville n’a d’autre choix que d’acquérir à nouveau une partie du terrain qu’elle avait vendu en 2006. Si une négociation de gré à gré est entamée avec le propriétaire, un processus d’expropriation a été lancé au début du mois de juillet pour éviter que les délais s’étirent. Il est toujours possible, néanmoins, d’en arriver à une entente avec le propriétaire.

Le montant offert pour le terrain est de 549 881,84 $, soit 189,83 $ le mètre carré, pour une superficie de 2896,7 mètres carrés. À cette somme s’ajoutera une compensation pour le fonds de commerce. 

Le conseiller Marc Denault avait incité à la prudence dans le prix fixé pour racheter ce terrain en raison de l’état des finances de la Ville. « Il va sûrement y avoir une évolution du prix du marché à considérer tout en étant raisonnable parce que nous sommes dans une situation budgétaire particulière avec l’ensemble des projets sur le territoire de Sherbrooke. »

À la Ville de Sherbrooke, on explique que les valeurs marchandes ont évolué avec le temps et que la transaction concerne un espace plus petit, donc qu’elle offre un résiduel moins efficace. En conséquence, les valeurs des terrains deviennent plus importantes. 

On rapporte aussi qu’en 2006, la vente comportait une obligation de laisser disponibles à la Ville plus de 130 cases de stationnement.