Il est difficile pour les employés de plusieurs établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, dont l’Hôpital Fleurimont, de se trouver une case où stationner leur voiture pour aller travailler de jour. La situation est encore pire l’hiver puisque la neige poussée gruge quelques espaces supplémentaires, tout comme les lignes de séparation cachées sous la neige qui font que les gens se garent de façon moins serrée que normalement.
Il est difficile pour les employés de plusieurs établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, dont l’Hôpital Fleurimont, de se trouver une case où stationner leur voiture pour aller travailler de jour. La situation est encore pire l’hiver puisque la neige poussée gruge quelques espaces supplémentaires, tout comme les lignes de séparation cachées sous la neige qui font que les gens se garent de façon moins serrée que normalement.

Stationnement au CIUSSS : les employés manquent de cases

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Il n’y a pas suffisamment d’espaces de stationnement pour les employés de plusieurs établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, notamment aux deux sites du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS). Si la situation perdure depuis plusieurs mois, le est encore pire l’hiver puisque la neige poussée gruge encore quelques espaces supplémentaires, tout comme les lignes de signalisation cachées par la neige, ce qui fait que les automobilistes se stationnent moins bien et de façon moins serrée qu’à l’habitude.

Plusieurs employés en ont marre de la situation et exigent que la direction trouve de meilleures solutions pour permettre à ses employés de se rendre au travail peu importe l’heure où ils commencent leur journée.

« Quand nous arrivons au travail après 8 h 20, 8 h 25, ça devient problématique de réussir à se stationner sur le site de l’Hôpital Fleurimont. Nous sommes obligés de trouver des endroits non conformes pour nous stationner », déplore Mathieu Mercier, qui travaille pour la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et qui doit donc se stationner au CHUS Fleurimont quotidiennement.

« La sécurité de l’hôpital a été plutôt clémente à notre endroit, mais la semaine passée, des avertissements ont été distribués, ce qui laisse à penser qu’ils nous donneront des contraventions sous peu. Le problème, c’est que nous payons 275 $ par année pour notre stationnement et qu’il n’y a pas de place pour tout le monde. C’est un non-sens », déplore Mathieu Mercier.

La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS connait les enjeux liés au manque de places de stationnement disponibles pour ses employés dans plusieurs de ses établissements, notamment les deux hôpitaux du CHUS.

« Nous avons mis en place des solutions alternatives pour tenter de réduire le nombre de voitures dans nos stationnements, tout en faisant notre part pour favoriser la mobilité durable en tant que citoyen corporatif », mentionne Annie-Andrée Émond, porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Il y a par exemple des transports entre les hôpitaux Fleurimont et Hôtel-Dieu, l’Édifice Murray et la Clinique de la planification des naissances pour le personnel qui doit travailler sur plusieurs sites.

Le transport en commun est aussi gratuit pour le personnel du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui souhaite se rendre au travail par le biais des autobus municipaux plutôt que de s’acheter une passe de stationnement.



« Le temps passé dans l’autobus au lieu de la voiture peut être utilisé de façon productive. »
Annie-Andrée Émond

Enfin, il y a des stationnements incitatifs dans différents secteurs du grand territoire de Sherbrooke avec un service de navettes vers les principaux grands établissements de santé de Sherbrooke.

Le hic à une telle alternative? Le temps requis qui s’allonge pour aller au travail. « Moi j’habite dans l’Est. Ça me prend dix minutes pour me rendre au travail. Si je me rends au stationnement incitatif des Galeries Quatre-Saisons, je double facilement le temps que ça me prend pour me rendre au travail. Je ne trouve pas que ce soit très intéressant comme alternative », mentionne Mathieu Mercier.

« Nous sommes conscients de la problématique. Ce n’est pas une solution qui convient à tout le monde. Mais pour les employés qui habitent plus loin, les stationnements alternatifs peuvent être intéressants. Le temps passé dans l’autobus au lieu de la voiture peut être utilisé de façon productive, pour planifier sa semaine, par exemple », soutient Annie-Andrée Émond.

Si la direction du CIUSSS n’a aucune nouvelle à annoncer en matière de développement de ses stationnements, elle assure toutefois qu’elle continue de travailler à développer d’autres solutions pour rejoindre davantage d’employés afin de désengorger ses stationnements sans créer d’autres espaces.

« Les solutions que nous avons mises en place actuellement pour favoriser la mobilité durable nous coûtent environ 500 000 $ par année, une somme que nous prenons à même nos revenus de stationnement », ajoute Mme Émond.