Avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs le 1er avril 2017, un visiteur devait payer un tarif journalier de 6,50 $ dès sa 31e minute à l’Hôpital Fleurimont ou Hôtel-Dieu. Maintenant, il y a plusieurs paliers offerts à un coût inférieur et le coût moyen de la transaction à l’horodateur est maintenant de 5,47 $.

Stationnement au CIUSSS : La direction en mode solution

En place depuis bientôt un an, le système de paiement pour les usagers des stationnements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS continue de susciter la grogne et l’incompréhension. Mais la situation s’est améliorée, assure la direction du CIUSSS qui n’a pas terminé d’apporter des améliorations.

« Les principaux enjeux actuels sont la monnaie exacte et l’anticipation du temps qui sera passé à l’hôpital », souligne Kim Houle, adjointe au directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Dans un avenir pas très lointain, « l’arrêt de paiement sera possible », promet Kim Houle, adjointe au directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Cela calmera la colère des utilisateurs qui déplorent de devoir payer « pour rien » quand ils ignorent le temps qu’ils passeront à l’hôpital.

À titre d’exemple, à son arrivée, un patient pourra payer 6,50 $ pour un droit de stationnement de 14 h à 16 h, et se faire rembourser la différence s’il quitte l’hôpital après 45 minutes seulement (le coût est de 2 $ pour la tranche de 30 à 59 minutes), soit un remboursement de 4,50 $.

S’il n’en tenait qu’à la direction du CIUSSS, les changements seraient déjà effectifs. Mais la patience est de mise. « Nous travaillons avec des fournisseurs externes. Les horodateurs sont fournis par une compagnie suédoise. Ce sont eux qui peuvent mettre en place ces fonctionnalités sur leurs appareils. Notre gestionnaire des stationnements en impartition, la Société Parc-auto du Québec, met de la pression depuis plusieurs mois et le dossier avance très bien. Nous serons très heureux de pouvoir l’annoncer dès que ce sera disponible », précise Mme Houle.

Le CIUSSS attend aussi que la compagnie suédoise fasse les modifications nécessaires à ses horodateurs pour que le paiement soit possible par carte de débit. Actuellement, il est seulement possible de payer par carte de crédit et avec la monnaie exacte. « Ça aussi, ça avance très bien. »

Application sous-utilisée

Avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs le 1er avril 2017, un visiteur devait payer un tarif journalier de 6,50 $ dès sa 31e minute à l’hôpital. Maintenant, il y a plusieurs paliers offerts à un coût inférieur. « Le coût moyen de la transaction à l’horodateur est maintenant de 5,47 $. Et c’est encore plus bas pour les transactions avec l’application mobile : la moyenne est de 4,93 $ », précise Kim Houle.

D’ailleurs, l’application mobile demeure sous-utilisée, s’inquiète Kim Houle. « L’application Passport Canada est simple et efficace et permet de libérer l’accès aux horodateurs et de faire gagner du temps aux utilisateurs qui ont un téléphone intelligent. On peut aussi ajouter du temps plus facilement au besoin », ajoute Mme Houle.

Certains utilisateurs déplorent que les horodateurs ne rendent pas la monnaie et que les « machines à monnaie » ne soient pas nombreuses.

« C’est une question d’argent. Une telle machine coûte très cher à opérer », soutient l’adjointe au directeur.

La direction s’est efforcée de faire preuve de créativité pour contrer certains irritants rencontrés par ses usagers. Par exemple, si une clinique est annulée à la dernière minute et que des patients se pointent au rendez-vous inutilement, ceux-ci reçoivent un code de stationnement pour avoir une prochaine entrée gratuite.

« Même chose pour les patients qui sont dirigés vers une clinique privée après une visite à l’urgence. S’ils ne restent pas à l’urgence, on leur remet une carte pour un prochain stationnement gratuit », ajoute Kim Houle.

Contraventions

Du 22 mai au 30 juin, 825 constats d’infraction ont été donnés sur les différents sites du territoire de Sherbrooke, tant pour les usagers que pour les employés. Pour mettre le tout en perspective, il faut noter qu’il y a chaque jour une moyenne de 1014 permis de stationnement visiteurs vendus à l’Hôpital Fleurimont et 537 à l’Hôtel-Dieu, sans compter tous les employés qui doivent posséder une vignette de stationnement pour travailler.

Par ailleurs, une procédure a été mise en place pour aider les usagers à contester leur contravention s’ils peuvent prouver qu’ils étaient dans l’incapacité de prolonger leur paiement. « Jusqu’à présent, nous avons eu cinq cas, et les cinq contraventions ont été annulées », note Kim Houle.

Nouvelles cases pour les employés

« Les appels d’offres ont déjà été publiés. Les travaux sont prévus dès cet automne. Par contre, l’augmentation importante du coût du bitume pourrait jouer dans la balance parce que nous avons un budget limité pour ces travaux », soutient Kim Houle, adjointe au directeur des services techniques du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les employés de nombreux établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS décrient depuis plusieurs mois leurs difficultés à trouver une place de stationnement quand ils arrivent au travail. L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de l’Estrie avait d’ailleurs tenu un sondage, ce printemps, pour mesurer les impacts directs de ces cases trop rares, notamment pour les employés qui se déplacent chez des clients à domicile et qui doivent donc rentrer et sortir du bureau plusieurs fois par jour.

Consciente de ces problèmes, la direction a mis en place des solutions alternatives pour tenter de réduire le nombre de voitures dans les stationnements : des navettes entre les hôpitaux Fleurimont et Hôtel-Dieu, l’Édifice Murray et la Clinique de la planification des naissances pour le personnel. Le transport en commun est aussi gratuit pour le personnel du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui souhaite se rendre au travail par le biais des autobus municipaux plutôt que de s’acheter une passe de stationnement. Enfin, il y a des stationnements incitatifs dans différents secteurs du grand territoire de Sherbrooke avec un service de navettes vers les principaux établissements de santé de Sherbrooke.