Le propriétaire de St-Élie Motorsports, Simon Homans, espère qu'on laissera les citoyens se prononcer sur son projet d'agrandissement. Il se dit prêt à accepter le verdict d'un référendum.

St-Élie Motorsports prêt à aller en référendum

Les mesures sonores prises par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) confirment que Saint-Élie Motorsports respecte les normes fixées par la Cour d'appel. Le propriétaire, Simon Homans, espère par ailleurs qu'on laissera les citoyens se prononcer sur son projet d'agrandissement. Il se dit prêt à accepter le verdict d'un référendum.
Selon le rapport du MDDELCC, que La Tribune a pu consulter, « les lectures prises et retenues lors de [l'] inspection démontrent que le niveau de bruit, bien que très près du critère maximal, respecte celui-ci ». Rappelons que le certificat d'autorisation limite le niveau de bruit permis pendant les courses d'accélération à 50 décibels.
L'étude commandée par Simon Homans à SNC-Lavalin, dont les mesures avaient été prises les 21 et 22 juillet, indiquait que les normes étaient respectées. Les mesures du MDDELCC, prises le 28 juillet au 5354, chemin de Saint-Élie, le confirment en mentionnant que les niveaux de bruit sont conformes entre 19 h et 21 h, le taux d'humidité étant trop élevé après 21 h pour que les échantillons soient représentatifs.
Entre 19 h et 20 h, le bruit s'élève à 49,8 dB, alors qu'il grimpe à 52,7 dB entre 20 et 21 h. « Il serait audacieux d'affirmer que le bruit dépasse les critères compte tenu de la marge d'erreur de la méthode de l'appareil de mesure. Le dépassement est inférieur à 3 dB, soit le niveau de bruit que l'oreille humaine peut détecter », lit-on dans le rapport.
Simon Homans se dit soulagé, affirmant que les deux études ont été menées lors des journées les plus achalandées sur son site de course. « Les points de mesure ont été établis par le ministère dans un certificat d'autorisation. Il a fallu trois ans pour l'obtenir. Ç'a été réfléchi pour que si on respecte les normes aux deux points de mesure, on les respecte partout. »
M. Homans craint néanmoins que les élus se prononcent contre son projet d'agrandissement devant les récriminations des citoyens qui déplorent le bruit généré par ses activités. Si le conseiller Julien Lachance affirmait plus tôt cette semaine qu'une décision serait prise lundi, il semble que les élus en débattront finalement au conseil du 2 octobre.
Simon Homans s'en prend d'ailleurs au conseiller, qu'il estime être contre son projet, et souhaite que les élus donnent leur aval pour que les processus de signature de registre et de référendum puissent aller de l'avant.
« Julien Lachance est en conflit d'intérêts dans ce projet parce que c'est son beau-frère qui mène l'opposition. Moi je veux que la démocratie parle, que le peuple vote. La structure municipale le permet. Je suis convaincu que les gens autour sont pour mon projet et je suis prêt à m'asseoir avec les gens du chemin Rhéaume pour parler des courses de motocross, pour trouver un compromis. Si 50 % +1 sont contre, après le référendum, ce sera ça. Mais je veux que les gens autour votent. »
Julien Lachance ne cache pas que son beau-frère est voisin de Saint-Élie Motorsports et qu'il est contre le projet. « C'est connu depuis le début. Je représente toutefois mes citoyens en toute impartialité et j'ai vérifié avec les services juridiques de la Ville qu'il n'y avait pas conflit d'intérêts. Simon Homans est un de mes citoyens et je l'écoute aussi. Pour moi, ses activités répondent à un besoin et les gens les apprécient, alors il n'est pas question de les arrêter. Pour l'agrandissement, il faut voir quels seront les impacts sur l'environnement autour. Il faut une cohabitation correcte. »