Simon Homans, propriétaire du complexe de courses d'accélération du secteur Saint-Élie, s'explique mal les doléances citoyennes présentées lundi au conseil municipal.

St-Élie Motorsports: le proprio s'engage à respecter la limite de décibels

Il n'y aura pas plus de courses ni plus de bruit sur le site de Saint-Élie Motorsports. Simon Homans, propriétaire du complexe de courses d'accélération du secteur Saint-Élie, s'explique mal les doléances citoyennes présentées lundi au conseil municipal. S'il a déposé une demande de projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble, c'est précisément pour assurer une plus grande quiétude à ses voisins, plaide-t-il.
Lundi, un groupe de citoyens s'inquiétait qu'une demande d'agrandissement du site ait été déposée. La citoyenne Sylvie Huppé indiquait que les problèmes de bruit s'étaient aggravés avec les années et doutait de l'impact d'un nouveau mur coupe-son, qui doit être construit d'ici la fin du mois de mai.
« J'ai fait une séance d'information il y a six ou sept mois pour rassurer les voisins. Ils avaient tous reçu une lettre personnalisée. Aucun n'est venu. Nos spécialistes de son étaient là pour expliquer les répercussions sur le mur. Des citoyens du chemin Rhéaume se sont présentés et ils nous ont même serré la main en partant. Ils étaient rassurés », raconte Simon Homans.
« Notre but n'est pas de faire plus de bruit, mais d'améliorer le sort de tout le monde. C'est de déplacer les bruits derrière des écrans. Il n'est pas question d'ajouter de pistes ou des courses. Le mur que nous construirons ne sera pas en bordure de la route 220, mais il sera dix fois plus proche du bruit que le mur actuel, et il sera deux fois plus haut. Plus un mur est proche d'une source de bruit, plus il est efficace. »
Le nouveau mur, assure M. Homans, sera construit dans les temps prescrits par le jugement de la Cour d'appel.
Les citoyens craignent que le son se répercute sur le mur et dérange les citoyens de la rue Rhéaume. « De la manière dont il est conçu, les répercussions seront minimales, sinon nulles. Vraiment, le monde s'affole avec n'importe quoi. Je suis prêt à faire des efforts, mais pas à fermer ma business. Pour certaines personnes, tant qu'il y aura des drags, rien ne sera suffisant. Il y a quand même des gens qui sont contents. Est-ce qu'il faut faire payer tout le monde pour ceux qui ne sont pas contents. »
Simon Homans a sursauté en lisant les propos du conseiller Julien Lachance, qui affirmait avoir enterré la hache de guerre. « De quelle hache de guerre il parle? C'est assez spécial qu'il ait un parti pris à ce point-là. Quand j'ai présenté mon projet, les élus ont été extrêmement réceptifs, sauf M. Lachance. J'ai pourtant engagé un ancien urbaniste de la Ville pour monter ce projet-là et j'ai engagé SNC-Lavalin pour m'assurer que le mur de son soit efficace. »
Quant au bruit provoqué par les voitures qui arrivent et qui partent du site de course, M. Homans dit entendre les doléances des citoyens. « La plupart du temps, il n'y a plus personne sur le terrain vers 22 h 15, 22 h 30. Je dois avoir fermé pour 23 h et ce n'est jamais arrivé que j'aie un rush pour sortir du monde. »
Les changements que souhaite apporter Simon Homans entraîneront-ils plus de bruit? « C'est tout le contraire. La Cour d'appel m'oblige à respecter un certain niveau de décibels. Comment voulez-vous que je sois plus bruyant? Je peux certifier que je respecterai les 50 décibels. Ce n'est pas un choix que j'ai... »