Venu de Sherbrooke pour acheter du cannabis à la succursale de la SQDC de Drummondville, Marc-André Desmarais est bien déçu des ruptures de stock qui perdurent.

SQDC: un habitué réclame la participation du privé

Pourquoi est-ce que les tablettes de la SQDC sont vides, alors que dans la rue, l’offre est presque sans limites? C’est la question que se pose David Doyon, qui aurait aimé démarrer sa propre entreprise de vente de cannabis si l’option avait été possible.

Venu de Sherbrooke avec ses amis afin d’acheter de la marijuana, M. Doyon est reparti les mains vides de Drummondville, la succursale se trouvant la plus près de la Ville Reine des Cantons-de-l’Est. Seul son compagnon a acheté quelque chose, « tant qu’à avoir fait la route ». 

« Il n’y a jamais rien, commente M. Doyon. Sincèrement, je trouve que c’est un gros zéro. Ils devraient faire comme ailleurs et envoyer ça au privé. Le privé est plus outillé pour répondre à la demande. Ils semblent vouloir mettre la faute sur les producteurs, mais je pense que le problème ne vient pas de là. Dans la rue, on n’a pas de la misère à s’en procurer, du pot, il y en a partout! », assure celui qui consomme tous les jours. 

« Je pense que plein de monde serait heureux de pouvoir partir des entreprises dans ce domaine, que des entrepreneurs qui connaissent le domaine seraient plus outillés pour conseiller, car à la SQDC, je ne pense pas que les conseillers soient de grands consommateurs. Dans la vie, oui je suis consommateur, mais j’ai la fibre de l’entrepreneur. Je serais l’un des premiers à me lancer », confirme M. Doyon qui pense que la clientèle risque de bouder la SQDC si elle ne trouve pas de solution rapidement. 

« Je suis venu ici quatre fois. Ça a été la même chose toutes les fois, sauf la première, où j’ai réussi à avoir du stock pas si pire », déplore M. Doyon.

Un essai pour combattre les maux de dos et l’anxiété

Denis voulait essayer ce produit. « Je suis allé voir sur Internet, et ça dit que c’est très bon pour les douleurs chroniques. J’ai pris celle avec un peu de THC, mais c’est seulement une trace. Il n’y a pas grand-chose. Je vais aller voir mon pharmacien pour qu’il confirme que ce soit correct avec mes autres médicaments », explique-t-il.

Plus jeune, Denis consommait régulièrement du cannabis. Pour lui, pouvoir en acheter légalement et sans contraintes était comme un rêve. « C’était hot. Il y avait ça à Amsterdam et on disait qu’on voulait y aller pour en acheter légalement. Là-bas, on n’avait pas besoin d’aller voir un gars au coin de la rue pour consommer », dit-il, sourire en coin. 

« J’ai arrêté de fumer du pot il y a 20 ans. J’ai même arrêté la cigarette et l’alcool. Je veux juste essayer de prendre ça, à cause de mon dos. J’ai aussi de la difficulté à dormir à cause de l’anxiété. C’est de l’huile de plante, ce n’est pas une pilule qui sort de l’usine. J’ai bon espoir que ça va fonctionner, du moins, que ce sera moins pire », décrit-il, ajoutant que son produit lui a coûté environ 40 $.