Contenu commandité
Sport, santé et rencontres
Sport, santé et rencontres
Brigitte Bellemare et son fils William Giroux étaient impatients de fouler à nouveau les courts à nouveau.
Brigitte Bellemare et son fils William Giroux étaient impatients de fouler à nouveau les courts à nouveau.

L’amour de la raquette de mère en fils

Chloé Cotnoir
Chloé Cotnoir
La Tribune
Pour Brigitte Bellemare et son fils William, le tennis, c’est du sérieux. Pas question de se passer de leur raquette pendant le confinement… même si cela implique de frapper la balle sur un trampoline installé à la verticale!

« Nous avons essayé ça pour mon garçon. Ça allait bien, mais ça prenait toute la place dans l’entrée de cour donc on a rangé ce projet après quelques jours », raconte en rigolant Brigitte Bellemare. 

 « Chez nous, on est vraiment mordus de tennis », confirme-t-elle.

La Sherbrookoise a elle-même fait le circuit provincial lorsqu’elle était plus jeune. C’est maintenant au tour de son fils William Giroux de s’élancer sur les courts les fins de semaine pour prendre part à des tournois. La mère joue encore de deux à trois fois par semaine alors que l’adolescent de 14 ans s’entraîne du lundi au vendredi à l’école Tennestrie à titre de joueur de la relève en plus de jouer les samedis. 

Après deux mois passés à la maison — et une porte de garage maintenant bien marquée par les traces de balles — c’est avec un grand enthousiasme que le duo est retourné sur les terrains de tennis dès leur ouverture mercredi. 

« Pour nous, le sport c’est une échappatoire au stress, au travail », lance la mère. 

Mais surtout, c’est un lien solide qui l’unit à son fils. 

« Notre passion commune nous amène à partager de beaux moments : on regarde les tournois de tennis à la télévision ensemble, on regarde sur YouTube des vidéos, c’est toujours moi qui l’accompagne à ses compétitions de tennis », énumère Mme Bellemare, en précisant du même souffle que tous ces moments passés ensemble ont forgé un canal de communication ouvert et respectueux dans la famille.

« Nous avons une belle communication ouverte et pas seulement sur le jeu en tant que tel, mais aussi sur les apprentissages de la vie. Le tennis étant un beau sport individuel, en plus de l’aspect jeu, il y a l’aspect compétitif, le surpassement de soi, le côté rivalité, le côté performance, etc. Ces moments partagés ensemble permettent de faire un parallèle avec la vie de tous les jours et d’avoir de belles discussions », partage la Sherbrookoise. 

« Ça fait partie de mon quotidien »

Linda Collin fait aussi partie de ceux qui avaient rangé leur sac de sport pas trop loin de la porte. En attendant de retrouver les courts, elle s’est pratiquée dans son garage avec une balle en mousse. 

« Mais ce n’est pas comme ça qu’on s’améliore », souligne la Sherbrookoise, le sourire aux lèvres.

Âgée de 61 ans, Mme Collin pratique le tennis depuis qu’elle est toute petite. 

« Ça fait partie de mon quotidien », illustre-t-elle.

Non seulement la pratique du tennis lui permet de garder une bonne forme physique, mais ça représente également un important pan de la vie sociale de cette Sherbrookoise. 

« Je suis restée assez active, mais ce n’est pas pareil. Le sentiment d’être sur un terrain, c’est autre chose. Si on n’avait pas pu jouer tout l’été, ça aurait été vraiment difficile », confie celle qui compte mettre rapidement sur pied une ligue de simple pour femmes sur les terrains extérieurs du Centre récréatif Rock Forest.

« Il faut s’organiser si on veut être certaine de pouvoir jouer! »

À lire aussi :
Le sport, le médicament le plus efficace
Ne pas oublier les sportifs de salon
Retomber en enfance
Bouger peu importe l’intensité
Une marche à la fois
Jouer dehors… enfin!
Leur monde en suspens
Et comment ça se passe pour nos athlètes du Vert et Or?